Bilan

Dubsmash, l’appli qui cartonne en vous faisant jouer le film

Déjà téléchargée des millions de fois, cette application venue d’Allemagne permet à l’utilisateur de se filmer sur des répliques cultes.
  • A gauche, le choix de citations et d'extraits, puis on se filme et le résultat part sur les réseaux sociaux.

  • Les créateurs de Dubmash sont trois jeunes ingénieurs allemands: Jonas Drüppel, Roland Grenke et Daniel Taschik.

“I see dead people.” Cette remarque culte tirée du film “Le Sixième Sens” (M. Night Shyamalan/1999), à vous de l’interpréter grâce à l’application venue d’Allemagne Dubsmash. L’utilisateur poste alors le résultat en un clic sur les réseaux sociaux. Et là, chacun est à la portée d’un phénomène viral de portée mondiale. Ce développement pour smartphone figure parmi les plus téléchargés de cette fin d’année, avec déjà des millions d’exemplaires diffusés. Voilà ce que cela donne.

Lancée le 18 novembre dernier, Dubsmash se décline notamment en anglais. Parmi les répliques à choix, pas loin de l’oeuvre intégrale de Booba, Petit Papa Noël, Chewbacca, Gollum, des extraits de hits, etc. L’édition française du HuffingtonPost rapporte que le phénomène Dubsmash a pris aux Pays-Bas, avant de gagner la Belgique pour arriver en France. La fièvre ne saurait tarder à se propager en Suisse.

Les créateurs de Dubsmash, Jonas Druppel, Roland Grenke et Daniel Taschik ont fondé à Berlin la start-up Mobile Motion il y a environ une année, rapporte la Neue Osnabrücker Zeitung. L’idée est née à l’occasion de l’anniversaire de Roland Grenke. Ses deux camarades ont imaginé un système qui permet de faire du play-back et de se filmer. Ils s’amusent tellement qu’ils en font un produit commercial pour l’App Store et Google Play.  

A Lausanne, Juliette Ancelle, de l’étude id est avocats prévient:  “La reprise de ces répliques cultes pourrait violer le droit d’auteur. Il existe bien une exception du droit de citation, qui permet d’utiliser l’extrait d’une œuvre sans demander l’autorisation à l’auteur. Cela implique tout de même que l’auteur soit mentionné et ne permet pas nécessairement de «détourner» l’extrait cité en l’insérant dans une nouvelle vidéo.”

De son côté, Daniel Taschik souligne dans la Neue Osnabrücker Zeitung qu’il est impossible à la start-up de contrôler tous les sons. "Les personnes qui s’estiment lésées sont invitées à signaler ce fait depuis l’application. Nous retirons alors immédiatement la citation.” L'application offre également des sons libres de droit d'auteur, tels que des bruits d'animaux, qui peuvent aussi se révéler très drôles, sourit l’ingénieur.

La start-up Mobile Motion a été créée grâce au financement de business angels. L’application devrait rester gratuite et exempte de publicité. Les fondateurs espèrent la monétiser en créant une version premium et en intégrant autocollants et sons payants.

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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