Bilan

Dix applis pour surveiller sa santé

Des centaines de milliers de solutions numériques existent, qui se vantent d’améliorer notre vie médicale. Combien sont-elles vraiment fiables? Bilan a consulté les experts afin de pouvoir en recommander dix.

Crédits: AFP

Quitte à avoir des rappels et alertes sur son téléphone, autant les utiliser pour préserver sa santé. Les applications liées à des bracelets ou à des montres de mesure pullulent, mais les professionnels de la médecine restent frileux quant à leur efficacité. En 2017, une étude recensait 325 000 applications en lien avec la santé. Pour combien de fiables? Les médecins réclament des appareils et applications certifiés afin de pouvoir les utiliser sérieusement. Bilan a consulté des professionnels du secteur afin de sélectionner dix applications vraiment utiles pour surveiller sa santé. A noter qu’elles ne remplacent aucunement la consultation chez un professionnel. 

1. Apnées du sommeil

Lausanne NoSAS Score

(Crédits: Dr)

L’apnée du sommeil est relativement courante. Selon une étude du CHUV, elle touche environ 4% des hommes et 2% des femmes d’âge moyen, soit environ 120 000 personnes en Suisse. Le diagnostic n’est pas toujours posé, et beaucoup ignorent leur syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Le CHUV a donc développé l’application Lausanne NoSAS Score, en partenariat avec l’agence BeFine. Le patient répond à cinq questions, qui permettent d’évaluer son risque de faire de l’apnée du sommeil. Et savoir s’il faut consulter ou non. L’étude du CHUV estime que «les patients apnéiques non traités ont deux ou trois fois plus de risques de développer un accident vasculaire cérébral et trois fois plus de risques de développer une hypertension artérielle, indépendamment des autres facteurs de risque cardiovasculaire».

L’application est téléchargeable sur l’App Store et sur le Play Store.

2. Allergies 

Pollen News

(Crédits: Dr)

Avoir les prévisions polliniques à portée de main? C’est la mission sur laquelle a travaillé le centre d’allergies suisse. Pollen News est une application dévolue aux personnes allergiques au pollen.

Elle affiche les quantités de pollen en vol, à quels endroits et à quel moment et indique également les plantes qui fleurissent. Les données utilisées pour actualiser les prévisions proviennent de sources officielles, à savoir de l’Office fédéral de météorologie et climatologie MétéoSuisse. La charge pollinique est, elle, détectée par GPS. Pollen News comporte également un guide pour aider ses utilisateurs à comprendre les allergies au pollen et les manières de les traiter. 

L’application est téléchargeable sur l’App Store et sur le Play Store.

3. Urgences 

Echo 112

(Crédits: Dr)

Une carte d’identité médicale et une application à utiliser en cas d’urgence: deux services distincts créés par Ubique Health.

Commençons par l’application Echo112 Medical ID, qui se veut une carte d’identité médicale du patient. Ce dernier peut y entrer ses informations concernant sa santé. Pour l’heure, peuvent être inscrites uniquement la carte de donneur d’organes de Swiss Transplant ainsi que les informations urgentes comme les allergies, les médicaments pris, les antécédents, médecin de famille et personnes de contact. Ubique Health garantit la protection des données et promet que seuls les services d’urgence ont accès aux informations. Pour que le système fonctionne, il faut que l’hôpital soit équipé de la technologie EID (Emergency ID). Le téléphone doit être verrouillé et le Bluetooth activé.

Ubique Health est également à l’origine de l’application EchoSOS, qui permet de recevoir des alertes en cas d’urgence dans un secteur, comme une fuite de gaz. Elle appelle les secours et leur envoie votre position dans le monde entier.

A noter qu’Ubique Health est le fruit d’une collaboration entre le docteur Jocelyn Corniche, anesthésiologiste au sein des cliniques Hirslanden, et le développeur d’applications Ubique.

L’application est téléchargeable sur l’App Store et sur le Play Store.

4. Données médicales 

Evita

(Crédits: Dr)

La question de la numérisation des données médicales reste épineuse. Evita se veut être le dossier médical des patients, à portée de main. L’application développée par Swisscom permet de stocker ses données de santé et de fitness. Des données comme le groupe sanguin, les vaccins, la tension artérielle ou l’indice de masse corporelle: différents paramètres sont archivables. L’application permet également de gérer les factures électroniques, de donner des directives anticipées ou de noter des contacts d’urgence.

Les données sont cryptées, et l’utilisateur décide des personnes qui ont le droit de consulter son dossier médical.

La FAQ du site officiel d’Evita prend pour exemple les membres de la famille, les médecins et les professionnels de la santé. «Vous pouvez aussi révoquer les privilèges à tout moment», peut-on lire.

L’application est téléchargeable sur l’App Store et sur le Play Store.

5. Pour les parents 

Mon enfant est malade

(Crédits: Dr)

Des verrues à la coqueluche en passant par la rougeole: l’application développée par les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) rassemble toutes les informations importantes pour les petits bobos des enfants. Les maladies ont droit à leur fiche, qui explique les problèmes, décrit les symptômes et propose des solutions pour soulager la douleur. Encore une fois, l’application n’a pas pour vocation de remplacer une consultation médicale. Elle se place véritablement en tant que guide, afin d’aider à gérer les accidents et petites maladies. 

L’application est téléchargeable sur l’App Store et sur le Play Store.

6. Menstruations

Clue

(Crédits: Dr)

Les femmes le savent bien: le cycle menstruel a parfois ses subtilités. L’application Clue enregistre les données de l’utilisatrice. Plus cette dernière traque son activité – règles ou rapports sexuels – plus l’application sera en mesure de faire des prédictions précises: les prochains jours de règles, mais aussi la période de fertilité ou encore la venue des syndromes prémenstruels, comme le mal de tête ou les crampes d’estomac.

Les créateurs de l’application garantissent la protection des données. Basée en Allemagne, l’entreprise se soumet au règlement sur la protection des données (RGPD) et ne transmet les informations anonymisées qu’à des instituts de recherche comme le Max Planck Society, les Universités Columbia, Stanford ou encore d’Oxford. 

L’application est téléchargeable sur l’App Store et sur le Play Store.

7. Diabète

mySugr

(Crédits: Dr)

MySugr est une application dévolue aux personnes diabétiques. Elle permet d’enregistrer ses repas, sa glycémie ou encore ses médicaments. Elle a pour but de faciliter le suivi et de faire des prédictions quant à l’équilibre glycémique de l’utilisateur. Fondée en 2012 à Vienne, la startup mySugr a par la suite été acquise par Roche. Ce géant de la pharma, basé à Bâle, a voulu intégrer cette solution dans sa plateforme de services numériques pour la santé des patients. En termes de sécurité des données, l’application se plie au règlement européen sur la protection des données. L’utilisateur peut demander que ses informations soient retirées et a le droit de savoir comment elles sont utilisées.

A noter qu’il existe une version gratuite et une version pro, qui dispose de davantage de fonctionnalités. Elle permet notamment de lier l’application avec un appareil et d’en tirer des rapports de santé en PDF.

L’application est disponible sur le Play Store et sur l’App Store.

8. Maladies rares

Orphanet

(Crédits: Dr)

Orphanet est une base de données de maladies rares. Bâtie comme une encyclopédie, elle rassemble des entrées et des ressources pour une multitude de maladies peu ou pas connues. Elle recense aussi les contacts des experts et professionnels à même d’aider le patient, et certaines pages peuvent être annotées. Orphanet a été fondée en 1997 en France par l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Depuis, sa base de données s’est largement étendue, grâce notamment à un soutien européen.

L’application n’est disponible que sur l’App Store, gratuitement.

9. Suivi médical

MyTherapy

(Crédits: Dr)

MyTherapy sert à planifier, consulter et partager ses besoins en matière de santé. L’utilisateur inscrit les médicaments qu’il prend et peut recevoir des notifications de rappel via des alertes sur son téléphone. L’application comprend également une partie mesure, où l’on peut inscrire sa fréquence cardiaque, sa glycémie, sa pression artérielle, sa température ou encore ses mensurations. Cela permet d’avoir un certain suivi et de visualiser les progrès effectués sur une période donnée. MyTherapy permet le partage des progrès avec les contacts choisis ainsi que l’ajout d’un médecin, qui aura accès aux données. Ces informations sont encore une fois sous la protection de la RGPD. Le siège de MyTherapy se trouve à Munich, en Allemagne.

L’application est disponible gratuitement sur le Play Store et sur l’App Store.

10. Covid-19

SwissCovid

(Crédits: Dr)

La crise du Covid-19 a obligé la Suisse à tourner au ralenti dès le mois de mars. L’application SwissCovid est apparue comme une solution pour savoir si l’utilisateur a été en contact avec une personne testée comme positive. Au-delà des inquiétudes sur la protection des données – avec une application finalement moins invasive que WhatsApp, Facebook ou Google Maps – l’application est recommandée par bon nombre de médecins. Elle nécessite une connexion Bluetooth en continu pour fonctionner.

L’application est disponible gratuitement sur le Play Store et sur l’App Store.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

Lui écrire

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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