Bilan

Des jeux en ligne suisses à la conquête du Japon

Plusieurs producteurs helvétiques ont participé au Tokyo Game Show. Un événement qui a attiré plus de 250 000 personnes en quatre jours.

Le zurichois IF Games entend adapter son jeu The Perils of Man au marché japonais.

Crédits: Dr

Plus de 420 entreprises de 32 pays différents. Le Tokyo Game Show, qui s’est déroulé entre le 18 et le 21 septembre, a attiré plus de 250 000 visiteurs. Le boom des jeux pour smartphone est clairement la tendance de cette édition.

Dans ce secteur, le Japon est incontournable: c’est le plus grand marché du monde en matière de revenus. Ils ont atteint 5,4  milliards de dollars en 2013, soit plus de deux fois ceux du secteur de l’horlogerie en Suisse.

Grâce au soutien d’Alp ICT et de Pro Helvetia, cinq acteurs suisses ont participé à l’événement. IF Games, entreprise zurichoise lauréate du Swiss Game Award 2014, a attiré les regards des Japonais. Elle commercialisera son jeu d’aventure The Perils of Man à la fin du mois. «Nous comptons l’adapter au marché japonais. Ici, la majorité des jeux est gratuite, tandis que le nôtre coûtera 4,99 dollars», relève Mike Huber, cofondateur d’IF Games. Deux sociétés japonaises ont affiché leur intérêt pour promouvoir le jeu sur l’Archipel. Des négociations sont en cours.

De son côté, Basil Weber, fondateur d’Urban Games, vient d’enregistrer un succès fulgurant avec son jeu de simulation Train Fever pour Mac, PC et Linux. Deux semaines après son lancement, plus de 30 000 exemplaires ont été écoulés. «Nos ventes au Japon ne représentent que 1% de la totalité. Nous voulons nous développer davantage ici, car c’est un marché très important. Nous avons pu rencontrer les personnes qui devraient éditer notre jeu ici. Un contrat devrait être signé la semaine prochaine», se réjouit-il.

Pour Blindflug Studios, dont le jeu First Strike devrait sortir sur Mac et PC avant la fin 2014, la manifestation est une occasion unique de nouer des contacts et de promouvoir le jeu sur le marché asiatique. «Nous espérons qu’ils porteront leurs fruits grâce à des partenariats», témoigne Tabea Iseli, designer auprès du studio zurichois.

Deux  producteurs romands

Quant à Apelab et EverdreamSoft, les romands du Tokyo Game Show, ils sont venus pour trouver des partenaires et prendre la température auprès d’un public difficile. «Nos deux projets semblent plaire au marché japonais, ce qui constitue une entrée en matière réussie. Par ailleurs, nous avons rencontré un grand éditeur qui pourrait devenir un futur partenaire», sourit Emilie Tappolet, directrice d’Apelab. 

Shaban Shaame, fondateur d’EverdreamSoft, a certes attiré des éditeurs japonais avec son jeu Spells of Orbital. Mais rien n’est encore joué. «Ici, les négociations prennent du temps», relève l’entrepreneur qui a participé à plusieurs Tokyo Game Show. La manière de monétiser un jeu constitue le facteur clé pour attirer les éditeurs japonais. 

Daniel Eskenazi

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