Bilan

Cliris lance un galet pour un nettoyage intégral des lunettes

Et si chiffons et lingettes pour nettoyer les lunettes appartenaient au passé? Une startup vaudoise, Cliris, innove avec un coffret de nettoyage complet associant solution antiseptique et ultrasons. Pour aboutir, le projet fait appel au crowdfunding.
  • Le coffret Cliris se présente sous la forme d'un galet dans lequel les lunettes sont intégralement nettoyées, désinffectées et séchées.

    Crédits: Image: Cliris
  • Les lunettes sont placées dans un bac et plusieurs bains successifs nettoient et désinfectent verres, branches et supports de nez.

    Crédits: Image: Cliris
  • Deux cartouches contiennent les liquides de nettoyage et désinffection à l'arrière du coffret.

    Crédits: Image: Cliris
  • L'équipe Cliris s'est structurée autour de Didier Lutz, ingénieur et désormais CEO (2e en partant de gauche) et Martial Mathieu, COO.

    Crédits: Image: Cliris

Le geste est immuable depuis l'apparition des lunettes à l'époque médiévale, seul l'outil a changé: un porteur de lunettes les ôte de son nez, saisit un tissu (désormais souvent une lingette) et frotte les verres jusqu'à éliminer les traces. Puis il remet l'objet sur son nez. Mais les branches et suppports de nez sont souvent oubliés. Sans compter que le nettoyage avec un tissu ou une lingette n'offre pas les mêmes garanties en terme d'hygiène.

Pour remédier à ce problème, Didier Lutz a fondé Cliris SA. Cette startup basée au Y-Parc d'Yverdon-les-Bains a développé un coffret de nettoyage intégral des paires de lunettes: quatre minutes suffisent à nettoyer, désinffecter, sécher et même parfumer les lunettes.

 

Pour Martial Mathieu, directeur sales et marketing de la startup, tout est parti du constat que «le nettoyage manuel des lunettes n'est jamais complet: il reste toujours des particules, des poussières, des traces, sans même compter le risque de casse lors de la manipulation des lunettes. Avec le coffret Cliris, c'est une solution qui est appliquée par un bain sur les verres, les branches les supports de nez, et qui nettoie, désinffecte, en dissolvant chimiquement les particules de poussière, maquillage, traces de gras, transpiration, crèmes hydratantes et solaires. Les particules sont détachées grâce à des ultrasons. Et le séchage se fait ensuite sans chaleur». Un antibactérien et un antibuée sont aussi appliqués. En option, un léger parfum peut être ajouté.

Des bains de fluides et des ultrasons

Le système n'est pas compliquée pris étape par étape, car «toutes les technologies sont maîtrisées», mais la combinaison est «un peu plus complexe».

Le procédé se fait donc sans contact direct des mains sur les lunettes, mais grâce à un bain de fluides contenus dans des recharges vendues avec ou indépendamment du coffret. Chaque recharge est prévue pour être efficace A ceux qui objectent qu'un nettoyage manuel est plus écologique, Martial Mathieu rétorque que «le système est écoresponsable: les fluides Cliriense qui nettoient et désinffectent les lunettes sont 100% biodégradables».

Cependant, si la startup est déjà structurée et le procédé mis au point sur le plan technologique, reste à passer aux phases industrialisation et distribution. Pour ce faire, Cliris a besoin de capitaux. «D'ici une dizaine de jours, nous lancerons officiellement notre campagne de crowdfunding via Kickstarter: notre ambition est de collecter 500'000 francs afin de lancer la production d'une première série», explique Martial Mathieu.

Premier marché visé: la Suisse. Les principaux distributeurs du domaine de l'optique sont déjà contactés. Mais à court terme, Cliris envisage un développement à l'international. Les géants mondiaux des lunettes sont dans le viseur de Cliris. Et le viseur est propre.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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