Bilan

Ces jeunes entrepreneurs suisses qui montent à la Silicon Valley

Ils ont décidé de partir à la Silicon Valley pour y monter leurs projets respectifs. Découvrez comment ces trois jeunes Romands comptent se démarquer.
  • Thomas de Candia offre ses connaissances en robotique comme service de sous-traitance à des startups, avec Bits of Bots. 

  • Teo Borschberg a vendu sa deuxième startup en 2015. 

  • La startup d'Alexandra Schinasi a levé 1.67 million de francs jusqu'à présent. 

La génération des milléniaux doit se battre pour réussir et percer dans le monde du travail. Pour certains, c'est en devenant entrepreneurs indépendants qu’ils réussissent à se démarquer et à innover. Voici trois Suisses ayant tracé leur chemin vers la Silicon Valley afin d’y monter leurs projets respectifs.

 

Teo Borschberg

27 ans

Entrepreneur en résidence au SRI International

Teo découvre sa fibre entrepreneuriale très jeune. Il monte sa première société de trading, Artefact Co. Ltd, à 18 ans. C’est après avoir obtenu son diplôme à l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) qu’il s’envole vers l’Asie pour y découvrir le monde des startups. Il fonde Good Media, sa deuxième entreprise à Shanghai. En mars 2015, Teo vend son concept de toilettes écolo munies d’écrans TV qui rencontre alors un certain succès. «Pour un étranger, il est difficile de construire quelque chose de conséquent et durable en Chine», explique le Nyonnais.

Après une année sabbatique, Teo part à la conquête de la Silicon Valley où il devient entrepreneur en résidence au SRI International, un centre de recherche indépendant à Menlo Park. Engagé initialement comme consultant pour dénicher des idées à potentiel, Teo mène à présent une spin-off liée à l’intelligence artificielle dans le but d'optimiser le support client. Il admet que son amour pour l’entrepreneuriat vient en grande partie de son père, le co-pilote de Solar Impulse, André Borschberg.

 

Alexandra Schinasi

31 ans

CEO et co-fondatrice de Ivy

Au travers de ses études en histoire, cinéma et théâtre à la New York University (NYU), cette jeune maman lausannoise développe un goût assuré pour l’esthétique. Son esprit entrepreneurial la pousse à monter Artsetters en 2013, une plateforme B2B axée sur la décoration d’intérieur. L’aventure démarre à Tel Aviv avec son amie et co-fondatrice Lee Rotenberg, mais se transpose rapidement aux Etats Unis, où le duo rejoint le programme du NFX Guild.

Ce réseau d’experts et de leaders basé à San Francisco encourage l’équipe à réévaluer et redéfinir leur projet. « Le devoir d'un CEO est de capter les tendances du marché sans craindre de changer de business model s'il le faut », indique Alexandra. Artsetters devient Ivy, une plateforme centralisant le travail d’architectes d’intérieur afin de faciliter la gestion des commandes, facturations, etc. Jusqu’à présent, la startup a levé $1.7 million (CHF 1.67 million) auprès de divers investisseurs, notamment Pitango, le plus gros VC en Israël, et David Marcus, le Genevois à la tête de Facebook Messenger.

 

Thomas de Candia

27 ans

Fondateur de Bits of Bots LLC

Fasciné par l’idée de l'« American Dream », Thomas a toujours su qu’il finirait aux Etats-Unis. Il débute son parcours à l’ETH Zürich avec un Bachelor en ingénierie mécanique et un Master en robotique, ce qui le pousse vers une opportunité de stage au SRI International. « Je devais y rester 3 mois, mais je ne suis jamais reparti!, confie-t-il. Ce qui me fascine le plus à la Silicon Valley, ce sont les gens. Il y a une concentration incroyable d’individus passionnés par la technologie et l'entrepreneuriat. »

Il décroche rapidement un poste de travail au SRI et participe au développement de divers projets, notamment Motobot, financé par Yamaha. Néanmoins, motivé par la volonté d'être indépendant, Thomas décide de se mettre a son compte en créant Bits of Bots en juin 2016. Il offre ses connaissances en robotique comme service de sous-traitance à des startups, parmi lesquelles Superflex, une spin-off du SRI qui développe des costumes “soft” mais articulés pour assister les personnes âgées et handicapées.  

 

Berenice Magistretti
Bérénice Magistretti

EXPERTE DE L'ENTREPRENEURIAT ET DES STARTUPS

Lui écrire

Après avoir obtenu un Bachelor en Relations Internationales de la London School of Economics, Bérénice a suivi avec un Master en Langue et Civilisation Française à la New York University sur le campus de Paris. Vu sa passion pour l’écriture, elle a travaillé comme rédactrice au sein de plusieurs publications, notamment le International Herald Tribune et L’Officiel Paris. Elle fait aussi partie du Young Advisory Committee de la Fondation Internationale pour la Population et le Développement, une ONG suisse qui finance des projets soutenant les femmes et les jeunes dans les pays en voie de développement. Quand elle n’écrit pas, Bérénice explore les quatre coins du monde: de l'Antarctique à l'Arabie Saoudite, en passant par Le Cap et Beyrouth, elle découvre le monde petit à petit!

Du même auteur:

Nestlé ouvre une base pour l'innovation à San Francisco
La startup suisse Ava lève 9.7 millions de dollars

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."