Bilan

Boom techno en Chine

Les produits pour investir dans le pays se multiplient. Les banques, la net-économie, l’IT et la biotech devraient tirer le marché des actions.

Après l’ouverture du continent aux investisseurs étrangers institutionnels, en dollars (QFII), puis en renminbis (RQFII), un nouveau canal vers la Bourse de Shanghai s’est ouvert cette année aux étrangers détenant un compte à Hongkong: le Shanghai-Hong Kong Connect.

«Les actions chinoises vont s’apprécier ces trois à cinq prochaines années», prévoit Tian Rencan, CEO de la filiale hongkongaise de l’Union Bancaire Privée (UBP). Il conseille de prendre un horizon de placement relativement long. Cette année, les actions chinoises gagnent 20%, sur fond de volatilité élevée. Tian Rencan s’attend que l’indice principal (CSI 300) gagne encore 15% cette année. L’UBP
va lancer en mai un fonds UCITS, appelé China Best Selection, en francs suisses, dollars et en euros.

De nombreux ETF sur la Chine existent aussi pour investir de manière relativement liquide et bon marché, tels que ceux de Blackrock (iShares), Statestreet ou Deutsche Bank. Barings, firme londonienne présente à Zurich, a une forte spécialisation sur l’Asie et gère le Baring Hong Kong China Fund. Meilleur fonds de sa catégorie Morningstar en 2014, le français Comgest Growth Greater China a gagné 33,7% l’an dernier. A Genève, des véhicules orientés sur l’Asie peuvent constituer une bonne porte d’entrée vers la Grande Chine, Taïwan, Hongkong et Shanghai.

Envol du e-commerce

Nouvelle vedette de la Bourse chinoise, le secteur de la haute technologie est en train d’y préparer le prochain boom. «La taille du marché de l’e-commerce en Chine a déjà dépassé celle des Etats-Unis et de l’Europe réunis, et ce alors que le taux de pénétration n’atteindra le niveau des Etats-Unis que courant 2015, constate Barings. Des marques nationales comme Tencent et Baidu, le «Google chinois», nous paraissent bien placées pour bénéficier de ce contexte.»

«Le défi consiste à rendre la bourse et le capital-risque plus dynamiques et plus efficients», estime Tian Rencan. Selon l’expert, ce qui va tirer le marché seront les banques, la net-économie, l’IT et la biotech. La bourse verra également les effets de géants industriels qui se refaçonnent, de même que l’essor des biens de consommation (liés à la santé, l’éducation, le vieillissement), ainsi que des géants de l’environnement.  

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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