Bilan

Blinq, la réponse zurichoise au site de rencontre Tinder

L’application, qui lance une offensive en Suisse romande, veut toucher la population jeune et urbaine, quand Tinder réunit surtout des expatriés.

Les cofondateurs de Blinq, Alex Zimmermann (à gauche) et Jan Berchtold.

 

Crédits: Dr

«Sur Tinder, vous rencontrez rarement des gens qui viennent du même endroit que vous. Cette application rassemble surtout des expatriés», regrette Sophie, une Romande de 26 ans. Blinq, c’est la réponse 100% helvétique à l’application phénomène venue de Californie qui popularise la pratique du «dating» associé à la géolocalisation au sein de la génération Y.

Avec l’anglais comme langue de base, Blinq fonctionne sur le même principe à partir du smartphone. L’utilisateur s’inscrit par l’intermédiaire de son compte Facebook. Un algorithme analyse les profils et lui propose des candidats à approuver ou à rejeter. Lorsque deux personnes se sont mutuellement choisies, l’application les met en contact par chat. «Nous lançons une offensive sur la Suisse romande, où résident déjà 10% de nos 25  000 inscrits», indique le cofondateur Alex Zimmermann.

Formé à l’économie et au management à l’Université de Saint-Gall et de Barcelone, ce dernier est associé à Jan Berchtold, ingénieur EPFZ en charge des développements techniques. L’équipe a recruté une cheffe de projet en marketing issue de l’Ecole hôtelière de Lausanne pour mener à bien l’expansion dans la zone francophone.

Financée par les fondateurs, des investisseurs privés et la chaîne privée alémanique 3+, la société compte sur le développement de services Premium pour dégager un revenu. Sur le marché depuis septembre 2013, Blinq est actuellement dans la phase d’acquisition de la clientèle et a ouvert une nouvelle ronde de financement.

Ancré dans le terrain local, Blinq est partenaire de bars et de clubs qui hébergent des émetteurs iBeacon, pour l’heure encore seulement à Zurich. Cette nouvelle technologie permet à l’utilisateur de recevoir des messages envoyés par l’application même sans l’avoir ouverte. Si deux abonnés déjà en contact se trouvent dans le même café au même moment, ils reçoivent une notification push les en informant. Du monde virtuel à la vie réelle. 

www.blinq.ch

Mary Vacharidis
Mary Vakaridis

JOURNALISTE

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Journaliste chez Bilan, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

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