Bilan

Banque: robot-conseillers, qui sont-ils?

Nombreuses sont les start-up qui offrent des solutions d’investissement à prix cassés grâce à l’intelligence artificielle des algorithmes.
  • La plateforme Wealthfront.

    Crédits: DR

La technologie révolutionne les métiers et la banque n’est pas à l’abri : les algorithmes convoitent le rôle des gestionnaires de fortune.

Quand la génération Y se met à investir

Il semble que la gestion de fortune traditionnelle n’ait rien pour plaire à la génération Y. Si le seuil minimum d’avoirs pour bénéficier d’un conseiller n’est pas inatteignable, c’est souvent l’absence de solutions digitales et mobiles qui rebutent cette population. Rien que l’idée de se rendre dans une banque (physiquement) paraît obsolète.

Les robot-conseillers ont le vent en poupe

Nombreuses sont les start-up qui développent des produits pour répondre aux attentes de cette nouvelle clientèle. À travers des plateformes digitales, elles offrent des prix cassés, une interface mobile ultra simple et des solutions basées sur ce que l’on appelle les robot-conseillers, ou « robot advisor ».

À l’ouverture d’un portefeuille avec l’un de ses nouveaux entrants, la tolérance au risque du client est évaluée et l’investissement est placé dans un mélange de fonds négociés en bourse (FNB). Une expérience proche de celle que l’on pourrait avoir avec un conseiller traditionnel mais à une fraction du coût avec une mise initiale modique de minimum cent dollars par mois. Toutes les décisions d’investissements sont faites à travers la plateforme, par des algorithmes.

Qui sont les nouveaux entrants ? Deux exemples.

Parmi ces jeunes entreprises prêtes à ébranler la banque: Wealthfront. La startup fondée à San Francisco en 2011 a pour mission d’offrir une solution de placement automatisée accessible à tous. L’entreprise ne détient pas les fonds, elle les gère. Largement soutenue par les investisseurs, cette dernière a levé 130 millions de dollars en trois ans et affiche fièrement 1,5 milliards de fonds sous gestion.

Betterment est une plateforme similaire dont le slogan est « un meilleur investissement grâce à une technologie plus intelligente ». La start-up a vu le jour en 2008 à New York et a levé 45 millions de dollars. En pleine croissance, l’entreprise investit massivement dans la publicité pour croître sa clientèle. Il est impossible de faire trois pas dans San Francisco sans voir leur logo.

Selon une étude d’Accenture, la tendance va se renforcer. Le montant investi dans les startups innovantes dans le domaine des services financiers va doubler d’ici 2018 pour passer à 6 milliards de dollars.

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