Bilan

Au service des cleantechs

Cleantech: actuellement, cet anglicisme est dans toutes les bouches ou presque. Mais sait-on vraiment de quoi il s’agit ? Lorsque l’on évoque les cleantechs en Suisse occidentale, on pense immanquablement à des projets-phares bien médiatisés. Le plus célèbre d’entre eux n’est autre que Solar Impulse, l’avion solaire de Bertrand Piccard. Planet Solar, qui fait actuellement un tour du monde en bateau solaire est de la même veine tout comme Icare qui a entamé son tour du monde sur terre grâce aux énergies renouvelables (solaire et éolien).Derrière ces porte-drapeaux, un grand nombre d’entreprises et d’instituts s’activent et se développent jour après jour. La présente édition de Technology by Bilan en est une excellente illustration. Les cleantechs regroupent les technologies, les produits et les services qui contribuent à préserver les ressources naturelles ainsi qu’à favoriser le développement des énergies renouvelables. Elles couvrent le domaine de l’environnement et de l’énergie mais également les ressources naturelles. Les cleantechs, contrairement à la biotechnologie ou aux nanotechnologies, ne sont pas une branche industrielle au sens traditionnel. Elles possèdent, en effet, un caractère transversal. Selon une récente étude, des entreprises de pas moins de 17 branches économiques différentes ont des activités qualifiées de cleantech !

L’industrie des machines fortement touchée par la crise économique de 2009 a vu son chiffre d’affaires drastiquement réduit en raison de la baisse des exportations. Le secteur des cleantechs concerne en majeure partie les mêmes marchés d’exportation, géographiquement parlant, de sorte que les technologies propres peuvent offrir une opportunité de diversification très intéressante pour ce secteur traditionnel de notre économie. Le domaine est donc très vaste. On l’a dit : beaucoup d’entreprises se lancent ou se développent dans les technologies propres. Les objectifs des sociétés, avoués ou non, sont très divers : gain d’image positive, réel souci de développement durable ou encore envie de diversification dans un domaine à fort potentiel économique.

Les cleantechs sont en effet considérées comme un marché porteur. En Suisse, on estime actuellement qu’elles emploient environ 160 000 personnes, soit environ 4,5 % des personnes actives. Elles représentent également entre 3 et 3,5% du Produit intérieur brut. Les spécialistes prédisent une croissance de 3 % à 8 % d’ici 2020 suivant les secteurs d’application. Fort de ces prévisions, la Confédération, qui vient de lancer son plan directeur – le « Masterplan Cleantech en Suisse» - souhaite soutenir l’effort et les entreprises actives dans ce domaine. La plateforme nationale Cleantech Switzerland est également là pour apporter un soutien à l’exportation. La Suisse occidentale, grâce à la création de la plateforme CleantechAlps, met elle aussi  des moyens pour apporter visibilité, mise en réseau et soutien concret aux entreprises et instituts (lire page 64). Le développement et l’innovation des entreprises et instituts, encadrés - même modestement en comparaison internationale - par les initiatives publiques, devraient ainsi en ressortir grandis. Plus que la grandeur et l’estime, ce sont des résultats concrets et économiquement rentables qui sont attendus par les sociétés concernées. C’est la moindre des choses à espérer pour le futur et les initiatives publiques feront tout pour aider à combler cette attente !

Eric Plansecrétaire général de CleantechAlps

Eric Plan

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