Bilan

140'000 téléchargements pour le service de paiement Paymit de SIX

Le nombre d'utilisateurs devrait augmenter, d'autres banques devant bientôt adopter cette solution de paiement sans espèce, ont affirmé les responsables du fournisseur d'infrastructures de la place financière suisse.

Concrètement, Paymit permet d'effectuer des versements entre particuliers via leur smartphone.

Crédits: Keystone

SIX, qui a lancé en mai son application pour smartphone Paymit, totalise actuellement 140'000 téléchargements. Le nombre d'utilisateurs devrait augmenter, d'autres banques devant bientôt adopter cette solution de paiement sans espèce, ont affirmé les responsables du fournisseur d'infrastructures de la place financière suisse.

"Il y a actuellement de nombreux de fournisseurs de services (de paiement non numéraire) en Suisse et tous ne seront pas en mesure de s'affirmer face aux gros acteurs du secteur comme Google", a estimé le président de SIX, Alexandre Zeller, lors d'un entretien avec la presse jeudi.

Hormis le système concurrent Twint de Postfinance, également adopté par le distributeur Coop et les CFF, d'autres sociétés se sont lancées sur ce créneau porteur. Migros a ainsi lancé fin août son propre système de paiement par smartphone. Au niveau international, Paypal est solidement ancré dans ce secteur, mais se fait concurrencer par Apple Pay, Android Pay et Google Wallet.

M. Zeller a reconnu que l'introduction de moyens de paiement dématérialisés était un challenge. "Nous devons rester extrêmement fiables dans le trafic de paiements, mais devons en même temps être innovants. Nous ne voulons pas manquer les évolutions technologiques", a-t-il souligné.

La difficulté pour SIX, principalement connu en tant qu'exploitant de la Bourse suisse, est d'attirer suffisamment de jeunes informaticiens talentueux pour renforcer ses équipes IT d'actuellement 800 personnes.

Malgré ces difficultés, "Paymit gagne en importance et doit devenir le standard du secteur", a assuré le président.

Concrètement, Paymit permet d'effectuer des versements entre particuliers via leur smartphone. L'application, jusqu'ici adoptée par UBS et la Banque cantonale de Zurich (ZKB), est aussi ouverte à d'autres banques, l'utilisateur disposant d'un compte qu'il peut recharger avec sa carte de crédit dans une limite de 500 CHF. Les montants encaissés peuvent être récupérés sur un compte bancaire associé.

D'autres établissements sont en train d'intégrer ce système, notamment les banques Raiffeisen, la Banque cantonale de Genève (BCGE) et ses homologues vaudoise et lucernoise.

Remplacer l'argent liquide

"Il s'agit d'une solution Peer-to-Peer ouverte à toutes les banques et qui doit être améliorée par étapes", a ajouté le directeur général (CEO) Urs Rüegsegger. "A partir de 2016, Paymit sera disponible pour les petits magasins et en mi-2016 pour le commerce en ligne", a précisé le patron.

Alors que l'application est actuellement limitée à de petites transactions (35-40 CHF), elle sera à l'avenir disponible pour régler des achats plus importants.

"L'objectif n'est pas de cannibaliser les clients utilisant nos terminaux (de carte bancaire), mais de s'ouvrir à des secteur nécessitant des solutions de paiement mobile", comme les taxis et sur les marchés, a précisé M. Rüegsegger.

L'unité services de paiement (Payment Services) est en effet la plus importante activité du groupe. Au premier semestre 2015, elle a enregistré des recettes de 419,9 mio CHF, soit environ la moitié du produit d'exploitation de SIX.

Alors que le trafic de paiement annuel atteint 200 mrd CHF au total en Suisse , le groupe doit "veiller à ce que cet argent n'aille pas vers d'autres systèmes de paiement", comme Paypal, a insisté le CEO, ajoutant que l'objectif étant de remplacer à terme l'argent liquide.

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