Geoffrey Raposo

ENTREPRENEUR ET CONSULTANT WEB/IT

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Entrepreneur et consultant web/IT, Geoffrey Raposo a décidé à ses 18 ans que la vie était faite pour faire ce qu’on aime, pas question de repousser à plus tard. En 2012, il crée sa première startup - un échec total - et découvre qu’essayer et échouer était indéniablement la meilleure façon d’apprendre. Rester dans un seul domaine? Jamais, il préfère toucher à tout et découvrir chaque jour quelque chose de nouveau. Et surtout, ne jamais se prendre au sérieux.

Vous risquez d'échouer, et alors?

Tout le monde dit toujours qu'il est risqué de se lancer, que ce soit en se mettant à son compte ou en créant une startup.  Mais je crois bien qu'il faudrait redéfinir la notion de risque et prendre un peu de recul.

T’as pas deux balles?

Oui, vous risquez d'échouer ! La majorité des startup échouent dans les 5 années qui suivent leur création, c'est un fait. Mais est-ce grave ? Certainement pas, sauf si vous faites la connerie de griller toutes vos économies dans des trucs inutiles (mais l'argent ne fait pas le bonheur, non ?).

Non, vous ne risquez pas de mourir ou d'être à la rue ! Chômage, puis aide sociale, en Suisse, on est gâtés. Si vous n’en êtes pas convaincu, allez faire un tour à San Francisco, vous allez vite relativiser sur la notion de risque en voyant le nombre de types qui se retrouvent dans la rue. Les deux balles, c'est pour manger là-bas, pas pour aller dormir à la Marmotte!

Oui, vous risquez d'apprendre ! Vous allez apprendre dans énormément de domaines différents, et très très vite. Et c'est certainement la meilleure raison de se lancer, car que ce soit un succès ou non, vous allez acquérir plein de nouvelles compétences et avoir une meilleure vue d'ensemble du monde des entreprises.

Ah et encore une autre une chose: l'échec est un peu mal vu dans nos contrées. Mais l'échec est surtout synonyme d'expérience ! Alors, contribuez à changer cette mentalité.

Mais est-ce vraiment malin de la créer?

Lâcher votre job du jour au lendemain et lancer une startup alors que vous n'avez encore aucun client, ce n'est pas forcément super malin (sauf si vous êtes bourré aux as, appelez-moi dans ce cas). Comme disait Antoinette, ma collègue blogueuse, il y a quelques semaines, l'entrepreneuriat commence à l'école lorsque vous vendez des biscuits pour payer votre camp de ski. Mais est-ce que pour autant vous avez arrêté l’école avant de devenir vendeur de biscuits ? Bien sûr que non ! Alors pourquoi vous ne feriez pas la même chose avec votre startup ? Démarrez en parallèle à votre travail qui rapporte, et quand vous commencez à avoir de vrais clients (ceux qui paient), consacrez progressivement de plus en plus de temps à la startup. Et ça, c'est déjà plus malin !

Chacun ses limites!

Au final, tout dépend d'où se situent vos limites en matière de risques. Mais ce qui est sûr, c'est qu'en Suisse, vous n'allez pas finir à la rue et crever dans un caniveau, alors pas de quoi s’inquiéter!

La vraie question est plutôt: osez-vous sortir de votre zone de confort et, surtout, osez-vous apprendre ?

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