<p>Rédacteur en chef du Temps, (ex-rédacteur en chef de Bilan)</p>

Depuis le 1er janvier 2015, Stéphane Benoit-Godet dirige la rédaction du quotidien Le Temps. Il était le rédacteur en chef de Bilan de 2006 à 2015. Auparavant, il a travaillé pour les quotidiens La Tribune de Genève et Le Temps 1998-2003), journal dont il a dirigé la rubrique économique (fin 2000 à mi-2003). Juriste de formation, Stéphane a fait ses études en France à l'Université d'Aix-Marseille III. 

 

 

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C’est une révolution sous des allures de gadget. Les réseaux sociaux modifient la communication au travail comme dans la vie privée de manière profonde, de la même manière que l’ont fait avant eux l’e-mail et le téléphone portable.

Pour l’entreprise, c’est un gain de productivité énorme associé à une nouvelle créativité qui va lui permettre à terme un retour sur investissement conséquent. Pour les individus, c’est la consécration ultime de la fin de la séparation entre vie privée et vie professionnelle au travail.

Bonne nouvelle. Ceux qui s’inscrivent sur les réseaux tels que Facebook, Xing, LinkedIn ou autres participent au grand chambardement que les médias électroniques ont occasionné ces dernières années. A savoir que nous sommes tous devenus, par le biais de nouveaux outils, non plus de simples consommateurs mais désormais des producteurs de contenus et d’idées. Une nouvelle classe de travailleurs émerge au sein de l’entreprise, qui risque de distancer celles qui ne s’y mettent pas, notamment parmi les générations plus anciennes. Désormais, par exemple, nous n’héritons plus passivement du réseau associé à l’école dont nous sommes issus (ou de l’armée, etc.). Nous établissons des connexions grâce à des outils qui croisent des pans de notre vie afin de progresser au travail. En ce sens, nous produisons du réseau au lieu de simplement l’«entretenir» comme auparavant. Bonne ou mauvaise nouvelle. Les entreprises veulent désormais tout de leurs collaborateurs. Plus seulement leur force de travail de 8 à 17 heures mais aussi leurs talents multiples, leur créativité, leurs émotions et leur capacité sociale. Danger: il n’existe dès lors plus de ligne de démarcation, plus de refuge où se protéger quand les choses tournent mal. C’est ainsi que naissent de nouvelles pathologies liées à ce travail qui peut tout dévorer. Pas d’angélisme donc. Sans même parler des risques que font courir les réseaux informatiques aux libertés individuelles, l’appel du vide électronique existe et ne doit pas être négligé. Reste qu’une fantastique opportunité s’ouvre à nous: que vous les utilisiez jusqu’ici en dilettante ou que vous n’ayez pas encore

 

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