Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

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La croissance passe par le bien-être, l’écologie et la gestion de nos enjeux.

La sécheresse implique des enjeux écologiques importants comme dans le Doubs (www.bafu.admin.ch/ud-1096-f). Elle réduit aussi les activités économiques (lac des Brenets : https://www.arcinfo.ch/articles/regions/canton/le-lac-des-brenets-est-a-sec-784845) et donc le montant de l’impôt prélevé. Les aides compensatoires augmentent « naturellement ». Le climat changeant (https://www.lexpress.fr/actualite/societe/meteo/aude-d-un-coup-ca-a-ete-un-deluge_2039866.html) nous demande de revoir la conception des futurs immeubles, avec peut-être des grands balcons qui font de l’ombre portée naturelle, ou encore des systèmes de ventilation naturelle comme à l’Alhambra (https://www.alhambra.org/fr/Alhambra/fototeca.html) au lieu d’utiliser inconsciemment l’air conditionné.  Ainsi, les aménagements extérieurs peuvent participer au rafraichissement des immeubles (http://rete.comuni-italiani.it/foto/2012/141353/view) et aux loisirs. Seuls les ensembles qui proposent de nouvelles solutions et répondront aux enjeux sociétaux futurs trouveront preneurs facilement. Les autres verront logiquement leur taux de capitalisation augmenter, à l’image aujourd’hui des immeubles des années soixante.

Force est aussi de constater que les loyers, les primes maladies et les coûts des transports augmentent régulièrement et sans cesse, à l’inverse des salaires qui stagnent. C’est une situation de blocage et les résultats se font déjà sentir. Les Etats-Unis, qui nous précèdent souvent sur de nombreux points, assistent avec souci à l’écart croissant entre revenus et loyer/prix au m2 des logements. A Genève, les locataires commencent déjà à pratiquer l’arbitrage sur les loyers, quel que soit le type de logement. Les solutions innovantes peinent à éclore.

Parallèlement, la mobilité est devenue un vrai casse-tête. Les temps de trajets se sont allongés, mais aucune solution viable n’est proposée. Les grandes infrastructures ne sont pas abouties, à l’image des parkings de l’aéroport (surtout celui du dépose minute), de la place Cornavin et de la place Bel-Air où tous les usagers se croisent en pleine cacophonie. La dernière réalisation, la « voie verte » n’est rien d’autre que la couverture des voies CFF. A peine inaugurée, les problèmes prévisibles sont déjà présents (https://comedie2020.letemps.ch/la-voie-verte-vire-t-elle-deja-au-noir/). C’est un concept global qui doit voir le jour et non des interventions sporadiques comme celle en cours au quai Gustave-Ador avec des pistes cyclables sans queue ni tête. Et quand on (re)parle de la traversée de la rade, pourquoi ne pas oser le débat du pont, mais réservé aux deux roues et aux transports publics ?!
Car qui dit augmentation de la circulation de deux roues, dit aussi places de stationnement dédiées.

Il faut que les travaux de nos politiciens soient plus professionnels pour éviter les écueils comme pour le tram de Ferney ou de Saint-Julien (https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/berne-repeche-tram-grandsaconnex/story/31954396,https://www.tdg.ch/geneve/geneve-doit-realiser-trams-vite/story/24533313).

La réduction du trafic en ville peut aussi passer par des points de collecte et de retour pour les achats en ligne, à l’image des centres de colis postaux (https://www.post.ch/fr/particuliers/index-thematique-pour-les-particuliers/depot-d-envois/depot-et-prise-en-charge-de-colis/my-post-24). Une fois par jour les colis y seraient acheminés et repris, réduisant la circulation sur tout le territoire.

Mais les enjeux apparaissent aussi vite que les nouvelles technologies fleurissent et nos élus semblent hébétés, impuissants à proposer des visions à long terme, plus prompts à Tweeter comme le président des USA.

Il est peut-être temps d’arrêter un dogmatisme politique et de travailler tous ensemble. Les enjeux, pour n’en citer que quelqu’uns, sont légion : modification du climat, logement, primes maladies, pyramide des âges, mobilité,…

Le souverain de l’Elide doit se dire qu’il n’échangerait pour rien au monde ses écuries contre nos problèmes.

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