Nivez C Photoa

JOURNALISTE

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, j’ai migré en Suisse et à Genève ou je vis et travaille désormais sur ma nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

J’ai fait l’essentiel de mon parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, j’ai signé une série d’articles pour le quotidien suisse-romand Le Temps et travaille désormais pour BILAN où je tiens la rubrique mensuelle « Santé & Nutrition ».

Vous pouvez aussi me retrouver sur mes blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs que je côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS mon nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

Ventes privées d’hôtels: tout a un prix!

Entre le 1er clic et la réservation d’un hôtel sur un site de vente privée, il peut se passer de longs moments de solitude, de rêve ou de déception. J’ai fait l’expérience et découvert le monde merveilleux des ventes privées d’hôtels sur internet. Voici ce qu’il faut savoir avant de plonger.

D’abord les fondamentaux : « Une vente privée est un mode de vente caractérisé par une durée limitée, des prix réduits et parfois un accès sur invitation. Souvent utilisé dans le prêt-à-porter pour déstocker les anciennes collections. » Mot-clé: déstockage. C’est aussi la motivation des hôteliers qui proposent leurs chambres en ventes privées. Oubliez Noël ou le Nouvel an, c’est surtout hors saison qu’on trouve les meilleures occasions.

En Suisse romande, Etravel.ch occupe le créneau des ventes privées de voyages. Week-ends bien-être, séjours balnéaires, vacances en camping ou en mobile home, l’offre est achalandée mais peu attractive. C’est le monde sans fin, de la moyenne gamme où il faut s’y prendre à plusieurs fois pour être certain d’avoir déniché l’occasion qui fera de nous le laron. Mais pourquoi pas ? Si on a beaucoup de temps -pour la recherche- et un budget serré, Etravel est votre ami !

En Europe, le top leader des ventes privées s’appelle Voyage Privé. Créé en 2006, ce mastodonte français s’est au départ lancé sur le haut de gamme, ce qu’il revendique toujours dès la page d’accueil. Or, le luxe côtoie aujourd’hui le tourisme de masse avec parfois des établissements immenses qu’il faut remplir… comme sur la côte turque. 500 euros la semaine tout compris, ça peut donner envie… Mais attention aux surprises cachées comme la catégorie des chambres qui n’est pas précisée. Dans ses destinations lointaines, Voyage Privé a semé des petits cailloux : en intégrant des voyages de « catalogue », c’est-à-dire sans réduction particulière au milieu de ses ventes privées. Il appelle cela des « exclusivités ». Bas les masques !

Finalement, je me suis laissée tenter par un safari au Botswana et aux Chutes Victoria (où je suis allée récemment, j’étais donc prête à comparer). Les photos présentées sur le site sont superbes. Mais là encore, on nous demande d’acheter les yeux à moitié fermés. Les lodges sont « de luxe » mais sans nom ni localisation, impossible de vérifier. Pour un voyage à plus de 3500 euros sans l’avion (donc plus de 5000 euros TTC) on aimerait être mieux informés. Il reste la possibilité de téléphoner à un conseiller. Dommage… le numéro d’appel (très surtaxé) ne fonctionne qu’en France… D’accord, je fais la fine bouche. Si Voyage Privé est le leader, c’est qu’il y a une raison.

Mais je suis désolée, j’aime savoir exactement ce que j’achète. Ma devise : « The Best ! A moitié prix… »

Je continue. Zapping rapide sur Suite Privée. Inspiré d’un blog à succès, devenu commercial, le marketing est pauvre.

Splendia en revanche, est splendide ! Hôtels d’exceptions, site clair, je suis fan ;-) Mais malgré ce qu’ils annoncent par-ci, par là, ce site n’est pas un site de ventes privées mais un site de réservation en ligne d’hôtels de luxe. Pas de déstockage en vue. Je passe mon chemin…

Et je tombe sur l’outsider qui monte dans les Ventes Privées : VeryChic. Arrivé en 2011 sur le créneau, VeryChic se positionne sur les hôtels « extraordinaires », c’est-à-dire luxe avec quelque chose en plus (comme une piscine sur le toit, ou un chef étoilé…). 1200 hôtels partenaires, ce qui est peu par rapport aux concurrents, mais largement suffisant. VeryChic s'adresse à la clientèle francophone : française, belge, suisse, et luxembourgeoise. Je me sens visée…

Piquée par la curiosité, j’appelle le patron du marketing de VeryChic, Charles Decaux. Son numéro est français mais il est basé, comme toute son équipe, à Barcelone. J’apprécie le détail… Il raconte : « Il y a deux catégories de clients dans la vente Privée de voyage sur internet. Ceux qui savent où ils vont le week-end prochain. A ceux-là, on dit : pas besoin de surfer des heures sur TripAdvisor. On a l’hôtel qu’il vous faut avec de vraies réductions, dans toutes les grandes capitales d’Europe. Et puis, il y a les clients qui cherchent d’abord une expérience. Sans idée claire de la destination. Pour eux, on déniche des « plus ». Comme une visite de caves dans un bel hôtel du bordelais. Ou une entrée au Spa de l’hôtel pour le même prix cassé. On constate que les Européens aiment de plus en plus les escapades romantiques pas trop loin de chez eux, à 1h ou 2h de voiture. Car l’avion est toujours un budget malgré l’arrivée des compagnies low-cost. »

Je suis tentée. Go pour le test grandeur nature. Je dois trouver un hôtel pour une seule nuit (un samedi soir) pas loin de chez moi –Genève-, et en station. J’en trouve plusieurs. Je choisis l’Alpaga à Megève. Jolies prestations. Les chambres sont proposées à 275 euros sur VeryChic au lieu de 364 euros sur le site web de l’hôtel et 455 euros prix public (hors internet). La commission de VeryChic est de 20%. Très vite, je réalise que l'expérience "vente privée" a un prix : ne pas demander au logiciel de flexibilité. Le choix de la date est limité aux objectifs de l’hôtelier (c’est lui qui décide). Je ne peux pas réserver une seule nuit, c’est deux nuits minimum. Impossible de connaître la catégorie de la chambre. Là encore, je veux en savoir plus, je décroche à nouveau mon téléphone. Le service réservation de l’hôtel Alpaga, très accueillant, finira par me donner toutes les réponses.

Conclusion :

Il y a de vraies occasions à saisir dans les ventes privées d’hôtels. A condition d’être flexible et assez « standard » dans la demande : une chambre pour deux idéalement en semaine. Je sais, pas toujours facile… Si vos dates sont impossibles à déplacer ou que vous souhaitez un lit bébé, ou deux chambres qui communiquent… C’est vite compliqué.

Pour résumer, soyez deux, hors saison, et ne faites pas comme moi : ne posez pas de questions ! Pour être gagnant dans la vente privée, il faut rester dans sa niche (marketing ;-)

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