Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

Une forte détermination de l’OPEP

Le marché s’attendait à un accord ‘’vague’’ sur la réduction de la production de pétrole. Il s’avère cependant qu’un accord concret et coordonné a été conclu, détaillant la réduction de la production, même pour les membres les plus indécis tels que l’Iran et l’Irak.

La Russie, qui n’est pas membre de l’OPEP, était tellement enthousiasmée par cette réunion qu’elle a accepté de réduire davantage sa production de 200-250 000 à 300 000 bpj pour le premier semestre 2017. Une autre réunion avec les pays non-membres de l’OPEP sera organisée le 9 décembre à laquelle l’Algérie, le Venezuela et le Koweït assisteront. L’OPEP se réunira de nouveau fin mai 2017 pour éventuellement prolonger l’accord pour 6 mois supplémentaires.

Dans l’ensemble, cette situation ne pourrait pas être meilleure pour les prix du pétrole. Avec un volume record de contrats à terme et options échangés sur la bourse du CME, le pétrole est en phase re-tester le plus haut annuel à $52 pour la troisième fois en une année. Il a plus de chance que jamais de casser au-dessus. Le graphique hebdomadaire à long terme est sur le point d’achever une figure de retournement de tendance majeure depuis juillet-août 2015, avec un « tête-épaule » inversé. En cas de cassure au-dessus de la ligne de coup à $52, cela ouvre la voie pour la prochaine zone de résistance entre $60-62. 

Cependant la hausse semble limitée sur le long terme, avec les producteurs américains continuant de réduire leurs coûts grâce aux avancées technologiques. Les actions des pétrolières américaines pourraient être un meilleur moyen de jouer la hausse du baril, bénéficiant de prix plus élevés et de coûts plus bas. Une étude de Goldman Sachs montre à quel point le coût de production du pétrole de schiste a chuté dans le temps. Selon la banque d’investissement, la productivité continuera à augmenter entre 3 à 10% annuel jusqu’à 2020, raison pour laquelle le prix du baril est capé à la hausse avec une prévision à $50 le baril pour 2020.

Le graphique de L’ETF énergétique XLE est similaire à celui du pétrole, mais a cependant déjà cassé au-dessus de sa ligne de coup... ce qui confirme sa dynamique haussière.

Graphique hebdomadaire du XLE relatif au SP500 : notez que l’indice énergétique américain a surperformé l’indice général du SP500 cette année, avec également un renversement de la tendance baissière qui était en place depuis plusieurs années.

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