R Payro

FONDATEUR DE PAYRO COMMUNICATION

Economiste de formation, Ricardo Payro a débuté sa carrière comme private banker chez Pictet & Cie. Après 6 ans au contact des clients privés, il crée et dirige le département Communication de la Banque, dont il a conçu les premières règles d’identité visuelle, les premières campagnes publicitaires et le premier site web.

En 2000, il rejoint la Banque SYZ & CO, la «success story» du monde bancaire genevois, dont il initie également toute la stratégie de communication. Il a ainsi doté la Banque SYZ & CO et ses fonds OYSTER d’une image forte et distinctive, notamment à travers des campagnes publicitaires remarquées. En 2013, il fonde Payro Communication, qui fournit aux entreprises, en particulier dans le domaine financier, des services de communication traditionnelle et digitale.

Ricardo anime le blog Finance Corner qui est consacré aux nouvelles et problématiques de la place financière genevoise.

Un robot si parfait

Imaginez le scénario d’anticipation suivant, digne d’un film de science-fiction: En plein milieu du week-end, vous voulez vérifier la situation de votre portefeuille, connaître l’opinion de votre banque sur les marchés et effectuer un transfert sur le compte que vous avez ouvert à l’agence locale de votre station de ski préférée.

Vous attrapez donc votre téléphone et composez le numéro. Vous vous annoncez et vous êtes immédiatement reconnu au simple son de votre voix, sans besoin d’introduire des codes compliqués, ni de scanner votre pouce ou votre iris.

Vous obtenez toutes les informations que vous vouliez dans votre langue, avec le niveau de détail qui vous convient. Et pas seulement le total de votre compte, mais aussi la manière dont le portefeuille est investi et pourquoi, avec les opérations des derniers jours. Le vocabulaire employé pour vous renseigner est adapté à votre niveau de connaissances: Pas trop simple, car vous n’êtes plus un débutant tout de même! Mais pas trop technique car vous n’êtes pas un ingénieur financier non plus. Le commentaire reprend à partir du moment où vous avez appelé la dernière fois. En effet, comme vous avez déjà appelé il y a 3 semaines, il n’y a pas besoin de remonter aux calendes grecques… Et si vous n’avez pas bien compris, il suffit de demander une explication supplémentaire.

Ensuite, vous demandez un transfert de dix mille francs sur votre compte à la montagne “comme d’habitude”, sans besoin de préciser l’adresse de la banque ou l’IBAN. Par la même occasion, vous pourrez naturellement parler du temps et de la qualité de la neige.

Cette situation n’est pas utopique. Elle ne demande ni développement technologique, ni stockage intrusif de données personnelles. Il s’agit tout simplement de la relation qui existe entre le client d’une banque privée et son gestionnaire.

Tous les développements technologiques auxquels nous assistons – e-banking, reconnaissance vocale, accès mobile, trading en ligne 24×7, vidéos d’experts, chats, réseaux sociaux – ne sont utiles que lorsque la situation de départ est mauvaise. Si votre banque est toujours fermée lorsque vous en avez besoin, si les informations sont difficiles d’accès ou si le traitement est impersonnel, alors vive la technologie! Mais sinon, n’oublions pas que toutes ces machines ne sont qu’une pâle copie de ce qu’on appelle le contact humain.

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