Marjorie Thery

JOURNALISTE À BILAN

Un Nobel, et après?

Environnement  Prendre en compte les «externalités», positives ou négatives, est l’une des obsessions des économistes modernes. Elles font souvent la différence entre une théorie séduisante intellectuellement – mais totalement inapplicable ou ne reflétant pas la réalité – et des outils économiques utiles et pertinents. Rien que pour cela, on peut se réjouir que le 50e Prix Nobel d’économie a été décerné aux professeurs américains Paul Romer et William Nordhaus, début octobre.

Le premier s’est intéressé à la manière d’intégrer les innovations technologiques dans la réduction de l’impact environnemental de l’activité économique, le second aux conséquences des changements climatiques sur l’économie. Impossible de résumer l’ensemble de leurs travaux, mais on peut retenir que leurs analyses montrent que le remède le plus efficace au niveau environnemental serait un système de taxe uniformément imposé à tous les pays. La mise en place de telles taxes pourrait s’accélérer car l’expérience a montré que si une entreprise dégrade son environnement, 

c’est bien souvent un Etat qui va tenter de réparer. Et l’endettement croissant des Etats les pousse à chercher de nouvelles recettes fiscales. De plus, la période est propice à l’imposition de normes internationales. Maintenant que l’OCDE semble toucher à la fin de son inquisition internationale sur l’évasion fiscale, peut-être va-t-elle se mettre en croisade pour une fiscalité environnementale?

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