RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

Un hashtag pour l’empereur

Le cheval grandit l’homme, c’est bien connu. Depuis des millénaires, il accompagne sa marche et ses conquêtes, sert sa puissance et son honneur. Sa mythologie est à la hauteur de ses aspirations, au fil des soubresauts de l’histoire. Jusqu’au vocabulaire anatomique, similaire au nôtre. C’est dire la fusion qui nous lie à cette espèce. Mais jamais encore jusqu’à nos jours nos besoins s’étaient confondus à l’animal. Bien-être et psychologie de l’équidé font désormais partie intégrante de sa réussite comme de la nôtre.

Balnéothérapie et massages pour lutter contre le stress, rééduquer après un traumatisme ou entretenir la musculature, les techniques sont vastes aujourd’hui pour prendre soin des montures (page 19). D’ailleurs, Saskia Muskens, veterinary service manager au CHI, le sait bien et l’explique dans nos pages de ce supplément édité par Bilan, partenaire du concours international de Palexpo. Tous les moyens sont bons pour soigner les cracks, les faire grimper dans l’élite mondiale. Mais le business des spas équestres vaut aussi pour le cheval d’agrément que tout un chacun aime à monter dans les forêts avoisinantes. 

La passion est grande, le business aussi. Il n’y a qu’à consulter les pages de sites web spécialisés dans l’équipement équestre. Dernier gadget en date, la sangle connectée qui permet en continu de connaître le temps passé à chaque allure, la fréquence cardiaque, le nombre de calories, le bon calcul des foulées avant l’obstacle, bref, la connectivité tant appréciée des humains est désormais l’outil salvateur du cheval. Sans compter son entretien, toujours plus onéreux en Suisse (pages 16 et 17).

C’est d’ailleurs une des raisons du recul du marché du poulain sur sol helvétique. La concurrence des haras français et anglais, en partie liée au franc fort, est dévastatrice et le choix beaucoup plus varié. Référence dans le milieu suisse, l’éleveur Jean-Jacques Fünfschilling, à Lully (FR), en a d’ailleurs fait les frais, puisqu’il va cesser son activité (pages 12 et 13).

Malgré tout, la Suisse compte toujours parmi l’élite du saut d’obstacles international, les 19 cavaliers qui fouleront la piste de Palexpo sont là pour le confirmer. Evidemment, les adieux de Steve Guerdat à son crack «Nino des Buissonnets» le 11 décembre aimantera tous les regards. Le lien intense qui unit les deux champions se lira dans le regard des 40 000 spectateurs. Aussi célèbre que son cavalier, ce cheval de génie, empereur des stades, est d’ores et déjà le roi des réseaux sociaux, le hashtag #flyingnino en est la preuve. Le cheval n’aura jamais été si proche de l’homme…

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."