Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

Trump nobélisé

Politique Attribuer le Prix Nobel de la paix à Donald Trump? L’idée a été lancée par le président sud-coréen Moon Jae-in à la suite de sa rencontre historique avec son homologue Kim Jong-un, qui a annoncé à cette occasion la fermeture de son site d’essai nucléaire. Une proposition qui a bouleversé le jeu de rôle médiatique avant, peut-être, de chambouler l’ordre diplomatique.

Sur les talk radios d’extrême droite américaine, les mêmes commentateurs qui appelaient à bombarder la Corée du Nord sont devenus des chantres du pacifisme. Entre autres parce qu’un Prix Nobel mérité pour
la paix dans la péninsule ridiculiserait celui attribué à un Obama qui n’avait encore rien fait. De même, des éditorialistes anti-Trump, comme Leonid Bershidsky, de Bloomberg, ont dû admettre que le président mériterait ce prix si le processus allait jusqu’au bout. 

C’est évidemment la question. Et on peut être optimiste. Qu’on l’adore ou qu’on la déteste, la politique étrangère de Donald Trump a fait bouger des lignes enlisées par des années de jeu de rôle hypocrite couvrant des intérêts égoïstes de faux nez humanistes. L’imprévisibilité chaotique du président américain force les acteurs internationaux à se découvrir pour entrer en négociation avec la Maison-Blanche. Dans le cas de la Corée, cela pourrait lui valoir une victoire politique suffisante pour faire admettre à une opinion chauffée par les élections de mi-mandat des concessions sur d’autres dossiers. Le commerce avec la Chine, par exemple.

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