Veillet Thomas

FONDATEUR INVESTIR.CH

Thomas Veillet, 48 ans et des poussières, plus de vingt ans dans des salles de trading, blogueur, trader, râleur et plein d’autres choses. Thomas a passé pas mal de temps dans les grandes banques de la place, a été un banquier conforme avant de passer au non-conformisme. La création du «Morningbull» aura été le début d’un changement de direction vers plus d’indépendance. Aujourd’hui, il essaie de vulgariser le monde de la finance et de le raconter avec un angle décalé, histoire de prouver que ça peut aussi être drôle. Il y a bientôt deux ans, il a co-fondé le site Investir.ch, qui s'est rapidement imposé comme un des sites financiers romands - un site qui parle de finance sans détour, sans artifice et qui a une forte tendance à penser "outside the box" quand tout le monde est inside...

Qu’est-ce qui est jaune et qui va très très vite ?

Renault Mégane RS Trophy

  • Renault Mégane RS Trophy

    Crédits: Renault Media Pictures
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Lorsqu’il s’agit de voitures françaises, il y a une règle à respecter : toujours taper dans ce qu’il y a de plus puissant. Je ne sais pas, mais avec le temps, j’ai vraiment l’impression qu’ils donnent tout dans les modèles sports et hyper-sport et quand vous achetez la gamme en-dessous, il ne vous reste que les miettes. En tous les cas, une chose est sûre : une fois que vous aurez conduit la Mégane RS, il vous sera impossible de conduire autre chose. Autre chose de français on s’entend bien.

L’art de ne pas passer inaperçu

Lorsque l’on a le moindre intérêt pour l’automobile – sans même parler de passion – on se rend compte que souvent on s’intéresse à un véhicule à cause de son passé, de ses ancêtres et des fois parce que nos parents avaient acheté tel ou tel véhicule et le souvenir d’avoir passé des heures à s’ennuyer dedans – les Smartphones n’existant pas en ce temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître – on a tendance à répéter les choix de ses parents. 

Tenez, moi, par exemple, j’ai vécu des longues années de souffrance assis sur le siège arrière de la 2 chevaux de ma mère en espérant désespérément qu’un jour elle achèterait une Renault 5 turbo – comme celle de Jean Ragnotti (ça non plus les moins de 20 ne peuvent pas connaître). Eh bien croyez-le ou pas, après 17 ans de thérapie pour me faire oublier la 2 cv et une fois que j’eu réussi à ne pas me jeter sur la première Citroën qui passe pour la massacrer à coup de batte de baseball en guise de vengeance pour ce que la voiture ma mère m’avait fait, je me suis mis à rêver d’une Renault 5 turbo.

Rester raisonnable

C’est là que je me suis rendu compte qu’une Renault 5 turbo d’époque ça vaut quand même 100'000 balles – alors 100'000 balles pour une Renault, ça fait un poil cher quand même. Et vous savez quoi ? Ce truc qui a fait fantasmer ma jeunesse n’a « que 160 chevaux ». Un monde venait de s’effondrer. Je renonçais donc à mon fantasme – un de plus. C’est alors que je croisais la Mégane RS. On ne va pas dire que c’est la digne de descendante de la R5, mais c’est ce qui se rapproche le plus d’une voiture de rallye chez la marque au losange en ce moment.

Il faut tout de même reconnaître que la quatrième génération de la bombe de Boulogne-Billancourt est une réussite. Après, on aime ou on n’aime pas les voitures discrètes. Non, parce que si vous voulez rester discret et ne pas vous faire remarquer, il va falloir se diriger ailleurs. Un bon Kangoo devrait faire l’affaire. Parce que la Mégane c’est plutôt les « deux cavaliers de l’Apocalypse » en terme de discrétion. Il y a le bruit, mais aussi la couleur.

Parfait pour attirer le regard des passants, mais aussi de la maréchaussée

La Mégane existe en plusieurs couleurs – mais je crois sincèrement qu’il ne faudrait conserver que le bleu Renault étincelant ou le jaune. Moi on me la livrée en jaune à partir de là, impossible d’être « undercover » - je pense même que c’est pour ça que James Bond a choisi une Aston Martin ; beaucoup plus discret. Et moins bruyant. Il est vrai que la Mégane offre plusieurs types de conduite – en mode éco, elle est presque aussi intéressante que la Kangoo. En mode confort, elle n’est de toute façon pas confortable et en sport à chaque fois que l’on rétrograde, on a l’impression d’être poursuivit par une « panzer division » qui nous tire dessus à la mitrailleuse lourde.

En fait pour vous résumer la conduite à bord de la Mégane RS, c’est comme si vous étiez en permanence dans une étape de rallye. Chaque virage est une provocation et il faut se faire violence pour ne pas utiliser le frein à main. Et quand vous arrivez au début d’une ligne droite votre pied enfonce l’accélérateur à fond comme par magie. D’ailleurs je soupçonne qu’il n’y ait que deux positions sur la pédale de droite : ON et OFF.

S comme Sport

Si vous vous demandez ce que veut dire RS – en sachant que le R c’est Renault, le S pourrait bien être : « STTTOOOOOP, ça va trop vite !!! »,mais non, en fait c’est « SPORT ». Et puis tout est pensé « SPORT » dans la Mégane. Ça part du volant avec un trait rouge au milieu pour qu’on se souvienne à quel moment les roues sont droites à force de contre-braquer dans les virages en passant par les sièges baquet qui ne manqueront pas de vous rappeler que si vous continuer à manger comme vous avez mangé pendant les fêtes, vous ne pourrez plus la conduire très longtemps.

À noter que l’on peut adapter des harnais à la place des ceintures de sécurité. Le harnais c’est une invention géniale, vous êtes hyper-bien sanglé dans votre siège, mais en revanche ça vous dégoûte de prendre votre voiture pour un trajet d’une durée inférieure à 2 heures, puisqu’il vous faut 2 heures déjà pour vous sangler à l’intérieur. Sans compter que si vous avez quelques kilos de trop, va en plus falloir apprendre l’apnée.

Un jouet, non, LE jouet

Globalement cette voiture est une réussite parfaite selon ce qu’on veut en faire. L’aboutissement de plusieurs générations de sportives. Elle donne envie de partir faire du rallye ou en tous les cas du circuit pour tenter de sauver son permis. Pour faire simple, la Mégane RS est un vrai jouet et je ne saurais trop vous recommander de vous mettre à la médiation avant d’en acquérir une, histoire d’être capable de vous maitriser, car le plus dur c’est de parvenir à NE PAS rouler à fond avec ce truc, tant elle ne demande que ça. Et puis, ça vaut moins cher qu’une R5 Turbo, tant pis pour mon fantasme.

Thomas Veillet

Bitume.ch


Fiche technique

  • Moteur : 1.8 litre – turbo
  • Puissance : 300 chevaux
  • Puissance fiscale : 18cv
  • Consommation : 9.5 litres en étant généreux avec l’accélérateur
  • Accélération : 0 à 100 en 5.9 secondes
  • Vitesse max : 260 km/h
  • Poids : 1420 kilos

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