Veillet Thomas

FONDATEUR INVESTIR.CH

Thomas Veillet, 48 ans et des poussières, plus de vingt ans dans des salles de trading, blogueur, trader, râleur et plein d’autres choses. Thomas a passé pas mal de temps dans les grandes banques de la place, a été un banquier conforme avant de passer au non-conformisme. La création du «Morningbull» aura été le début d’un changement de direction vers plus d’indépendance. Aujourd’hui, il essaie de vulgariser le monde de la finance et de le raconter avec un angle décalé, histoire de prouver que ça peut aussi être drôle. Il y a bientôt deux ans, il a co-fondé le site Investir.ch, qui s'est rapidement imposé comme un des sites financiers romands - un site qui parle de finance sans détour, sans artifice et qui a une forte tendance à penser "outside the box" quand tout le monde est inside...

L’Audi Q3 « light »

Test Drive Audi Q3 TFSI

  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet
  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet
  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet
  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet
  • Audi Q3 TFSI

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  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet
  • Audi Q3 TFSI

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  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet
  • Audi Q3 TFSI

    Crédits: Thomas Veillet

Il y a quelques semaines, le système « QUATTRO » de chez Audi fêtait son 40èmeanniversaire - ceux qui ont une mémoire de plus de 15 minutes se souviendront des exploits de Michèle Mouton et de la fameuse livrée rouge, grise et noire sur fond blanc – on se souviendra aussi qu’avant que les autorités cantonales genevoises aient l’idée de génie de « féminiser » les rues de Genève avec l’argent du contribuables, alors qu’il y a avait peut-être mieux à faire, le « Team Rallye » de chez Audi avait déjà fait la place belle aux femmes, puisque la française termina tout de même seconde au championnat du monde des rallyes en 1982. Deux ans après la sortie de la première Audi « Quattro ».

Alors vous me direz : « mais où est-ce qu’il veut en venir avec son histoire des rallyes » - Eh bien ce n’est pas tant les rallyes qui me préoccupent, c’est surtout l’Audi Quattro de l’époque, car voyez-vous, en ce temps-là, j’eu l’occasion de m’asseoir dans un de ces monstres. Un monstre de 200 chevaux avec un moteur de 2 litres qui passerait aujourd’hui pour une voiture de seconde zone avec laquelle on envisagerait péniblement d’aller faire les courses – puisque tout le monde le sait, en 2020, aller faire les courses avec moins de 230 chevaux c’est inenvisageable.

Brutal en douceur

Pourtant, l’Audi Quattro de 1981 avait quelque chose de brutal. Il est clair que moi j’avais 10 ans, alors autant vous dire que tout ce qui avait un moteur et pas de pédales, était forcément brutal. Toujours est-il que lorsque l’on se souvient de ce temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, on se demande où a bien pu passer le caractère de l’Audi Quattro lorsque l’on monte dans la dernière Q3 TSFI de 230 chevaux.

Il semble pourtant évident qu’il devrait y avoir quelque part un air de filiation, tant de similitude et pourtant un ADN a des kilomètres de sa grand-mère. Alors je ne dis pas que la Q3 ne présente aucun intérêt – elle juste un peu fade en comparaison de sa lignée. Malgré toutes les conditions remplies ; le quattro, le 2 litres et les 200 chevaux et des poussières, il devait y avoir quelque chose, mais en fait : non. Reconnaissons que la livrée orange dans laquelle on me la fournie donne un peu de piquant – probablement parce c’est la même couleur que le Tabasco – mais autrement on se demande sincèrement où sont passés les 230 chevaux et ce, même en la mettant sur « sport » tout le temps. Je dois dire que je m’attendais à un peu plus de nervosité pour ce petit SUV de ville.

Mettez-là à votre goût

Pour le reste, c’est une Audi. Empiriquement parlant quand on a la chance de tester des Audi, on ne dit pas de mal, d’ailleurs il n’y a pas de quoi dire du mal, on aimerait juste « un peu plus » pour qu’il y ait un peu plus de fun, plutôt que de rester dans une espèce de léthargie automobile un peu décevante. Ce n’est pas faute d’avoir secoué la petite voiture orange dans tous les sens, force est de constater que la pulpe, elle est restée en bas. En ce qui concerne les options, comme d’habitude chez Audi et à plus forte raison sur cette gamme, on peut absolument tout y mettre comme options, au risque d’amener le véhicule au même prix qu’une Aston Martin d’occasion, mais le choix est immense.

Mais ne vous méprenez pas, la Q3 TFSI avance tout de même correctement – malgré une sorte de conformisme appliqué - on ne se ridiculisera pas en se faisant provoquer sur l’autoroute, mais il faudra tout de même s’y employer un peu plus que de raison. Pour le reste, l’intérieur c’est de l’Audi standard. Je serais tenté de dire « sans surprise », mais je dois dire que le rappel de la couleur de la carrosserie en alcantara sur le tableau de bord ne m’a pas laissé insensible. On y retrouve aussi le grand écran de contrôle et un certain design de carrosserie qui n’est pas sans rappeler son Q8 de grand-frère. Par contre la comparaison s’arrête définitivement là.

Un vrai break de chasse

Le Q3 est donc définitivement un SUV de ville aseptisé qui saura se comporter parfaitement dans le trafic fluide d’une ville définitivement tournée vers les transports publics comme Genève. Ou elle sera parfaitement adaptée pour aller chercher les enfants à l’école ou amener le chien chez le toiletteur. Voir même idéale pour aller chasser, parce que l’orange qui recouvre la carrosserie se fond parfaitement dans les teintes ocres automnales et je suis persuadé qu’un sanglier et ses marcassins ne vous remarquerait si vous vous parquiez au milieu de la forêt en pleine saison de la chasse.

En résumé, l’Audi Q3 TFSI c’est un peu le « Canada Dry » de la gamme, ça ressemble à une Audi, ça a le goût, la couleur et l’odeur d’un SUV – mais c’est sans alcool – vivement l’arrivée du RSQ3 Sportback qui devrait remettre l’église du Q3 au milieu du village.

Thomas Veillet

Bitume.ch

Fiche technique :

Puissance : 230 chevaux

Puissance fiscale : 14 cv

Poids à vide 1695 kilos

Consommation mixte : 7.4 litres/100 km

Emission de CO2 : 164 g/km

Moteur : 4 cylindre en ligne de 2 litres

Vitesse Maximale : 233 km/h

0 à 100 km/h en 6.3 secondes

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