Veillet Thomas

FONDATEUR INVESTIR.CH

Thomas Veillet, 48 ans et des poussières, plus de vingt ans dans des salles de trading, blogueur, trader, râleur et plein d’autres choses. Thomas a passé pas mal de temps dans les grandes banques de la place, a été un banquier conforme avant de passer au non-conformisme. La création du «Morningbull» aura été le début d’un changement de direction vers plus d’indépendance. Aujourd’hui, il essaie de vulgariser le monde de la finance et de le raconter avec un angle décalé, histoire de prouver que ça peut aussi être drôle. Il y a bientôt deux ans, il a co-fondé le site Investir.ch, qui s'est rapidement imposé comme un des sites financiers romands - un site qui parle de finance sans détour, sans artifice et qui a une forte tendance à penser "outside the box" quand tout le monde est inside...

Ferrari chasse sur les terres des GT

Lancement en première mondiale de la nouvelle Ferrari Roma, on y était !

Ferrari ROMA 2020

Crédits: Thomas Veillet

La semaine dernière, c’est à Rome que Ferrari a convié la presse mondiale (et moi), afin de dévoiler le nouveau bolide sorti des entrailles de Maranello et de l’imagination des leurs ingénieurs. Le suspense aura été total jusqu’à la dernière minute, puisqu’à 12 heures du lever de rideau personne n’avait la moindre idée de ce qui nous attendait.

Il y a avait bien des rumeurs concernant le SUV tant attendu et surtout – une éventuelle voiture électrique – mais en voyant le sourire narquois de l’attaché de presse à qui j’avais posé la question concernant l’électrique, on avait rapidement compris que ce n’était pas ça et que la réponse à la question suivante : « avez-vous prévu une Ferrari électrique » pourrait bien être la même que celle que le regretté « Commandatore » avait fait à Ford dans les années 60 lorsqu’ils avaient voulu racheter Ferrari. Et ça commençait par « Va » et finissait « culo ».

Tesla tranquille

Thomas Veillet
Ferrari Roma

Tesla pouvait donc encore se sentir en sécurité, ça ne sera pas encore cette fois que Ferrari viendra chasser sur ses terres. Et puis à voir l’immonde pick-up que Musk a présenté il y a quelques jours, Ferrari est également très, mais alors très tranquille au niveau du design…

Le lendemain les services de presse de Ferrari nous ont convié au Stade Olympique de Rome dans une gigantesque tente spécialement aménagée pour l’évènement. L’intérieur était luxueusement décoré et voulait rappeler le thème de ses deux jours : « la Dolce Vita ». Le ton de la présentation était clair, la marque au cheval cabré voulait changer de direction et se rappeler de ces périodes des années 60-70 où la vie était plus douce, internet n’existait pas et les gens se parlaient encore – le Smartphone n’ayant pas encore été inventé.

Comment on dit James Bond en italien ?

Pour se rappeler de cette période que les moins de 20 ne peuvent pas connaître, les ingénieurs et les designers de Maranello se sont plongés en direction des voitures qui écumaient les routes à cette époque l’Aston Martin DB5 par exemple, l’alliée fidèle de James Bond, mais aussi toute la gamme des GT made in Italy. Il y avait la 330 GT 2+2, la 365 GT 2+2, que des modèles qui sentent bon le vintage et l’envie d’être né 20 ans plus tôt. La volonté de Ferrari, en présentant ce nouveau modèle, était d’offrir à ses clients un véhicule qui était plus pour se « balader » et profiter de la vie et, je cite : « aller boire un capuccino dans les rues de Rome au printemps » -encore faut-il oser se pointer dans les rues de Rome avec une caisse à 200'000 euros minimum. Moi j’ai traversé Rome en minibus et j’étais déjà terrorisé.

Un fois le speech et le show mis en place par les équipes de Ferrari, le rideau pouvait se lever. Ou plutôt devrais-je dire ; le triple écran géant qui faisait office de rideau pouvait se lever. Le dernier cheval cabré en date s’offrait donc enfin à nos ailleurs que sur le compte Instagram du constructeur italien.

Thomas Veillet
Ferrari Roma

Roma comme dans Rome

À partir de là les commentaires commençaient à fuser :

  • On dirait une Aston Martin DB-11
  • On dirait une relation incestueuse entre une Aston, un Jaguar et une Porsche
  • Il y a du Maserati dedans
  • C’est pas vraiment une Ferrari

C’est surtout la dernière remarque qui choquait – « ce n’est pas une Ferrari » - pourtant si ; alors oui, ça n’a rien à voir avec la dernière Pista ou la toute récente Stradale. Mais par contre c’est parfaitement dans l’esprit Grand Tourisme 2+2 – personnellement je tuerais pour pouvoir faire le Grand Tour en Suiss avec elle l’été prochain. Je rêve de faire la Furka, de remonter le Grimsel puis d’aller manger à Interlaken au bord du lac avec la nouvelle Roma. Parce que oui, c’est comme ça qu’elle s’appelle : LA FERRARI ROMA… Le cheval cabré a voulu casser un peu la tradition des sportives pures pour faire quelque chose de plus confortable. Bon, l’animal a encore 620 chevaux sur un V8 – on est encore loin des Prius Hybride ou des Fiat Panda, ça doit quand même encore envoyer du lourd. Et puis pour ceux qui pensent que ça ressemble à une Aston, j peux vous dire que de près, ça n’a rien à voir – et j’ai conduit plusieurs Aston Martin – chez Ferrari tout est plus fin, plus délicat, plus italien, plus Ferrari.

Les yeux qui brillent

Thomas Veillet
Ferrari Roma Inside

Le soin du détail qui a été apporté sur ce dernier modèle est tout simplement époustouflant – peut-être que je suis trop « neuf » dans ce métier pour me départir de mes yeux d’enfant, mais cette GT m’a tapé dans l’œil. Les deux places avant sont directement inspirée des canots à moteurs du milieu du siècle dernier, chaque habitant du véhicule a sa propre alcôve –sauf les deux qui sont derrière qui ont plutôt l’espace d’une boîte à gants à disposition.

La modernité du tableau de bord est superbe, de l’écran tactile en passant par les commandes de la boîte à vitesse – cette dernière est une œuvre d’art absolue, rappelant carrément le fameux « H » des boîtes à vitesse d’antan. On retrouve également les commandes au volant et le bouton « start » devenu classique dans les Ferrari depuis Schumacher et même la clé de contact qui peut rester dans votre poche et la copie EXACT de l’écusson Ferrari que l’on retrouve sur le capot.

Largement assez sportif

Les puristes diront donc que ce n’est une vraie Ferrari que ce n’est pas assez « sportif », personnellement je m’en fous et j’adore – je me propose spontanément pour faire le tour de Suisse avec au printemps prochain et je veux bien même tirer jusqu’à Rome, puis enchaîner sur la côte Amalfitaine. Quand j’étais petit, voir une Ferrari de près était un fantasme. Maintenant que je suis grand, rouler dedans est devenu une obsession – je suis impatient de la revoir bientôt pour pouvoir la conduire !!! Et je serais la concurrence, je me ferais du souci, sans compter qu’en avril prochain, le SUV sera là…

Thomas Veillet

Bitume.ch

Thomas Veillet
Ferrari Roma

Fiche technique :

  • Puissance : 620 Chevaux
  • Puissance fiscale : encore inconnue (émissions de Co2 en homologation)
  • Poids : 1472 kilos à vide
  • Boîte : 8 vitesses automatique
  • Vitesse de pointe : 320 km/h
  • 0 à 100 km/h en 3.4 secondes
  • Consommation : inconnue
  • Livraison été 2020 – prix : « un peu au-dessus de 200’000 Euros, mais pas plus 300’000…

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