Andreas Ruhlmann

PREMIUM CLIENT MANAGER À IG BANK

Andreas Ruhlmann, diplômé de la John Molson School of Business à Montréal et détenteur du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst), a évolué plus de 10 ans au cœur des salles de marchés de Saxo Bank et de la Banque Nationale du Canada. Il rejoint IG Bank en février 2014 afin de mettre son expérience au profit des clients Premium de la banque.

Spécialiste du marché des devises, des actions et en analyse technique, Andreas développe également de nombreuses formations sur les stratégies de trading, l’analyse graphique, la gestion de risque et la psychologie du trader. Découvrez les formations sur ig.com

Les opinions exprimés dans ce Blog sont celles de Andreas Ruhlmann et non de son employeur.

Syngenta, la sous-estimée

Syngenta est le plus grand producteur de pesticides au monde (21% du marché mondial) et le 3ème plus grand producteur de semences (10 du marché). La société agrochimique bâloise a fait l’objet de beaucoup d’attention vis-à-vis des marchés après 2 offres de rachat par le géant américain Monsanto.

Ce dernier a finalement retiré son offre, causant la chute du titre de près de 15%. Syngenta a vécu plusieurs difficultés ces dernières années dont notamment un échec sur le territoire Nord-américain de ses produits de semences, le retard de la commercialisation de Viptera en Chine, et surtout un Franc fort. Le timing de l’offre du géant texan n’est probablement pas anodin.

Ceci dit un grand nombre d’analystes ont déjà fortement révisé leurs attentes à la baisse. A ce jour, seuls 6 brokers recommandent encore l’achat et 12 recommandent de vendre ou de garder. Nous pensons toutefois que Syngenta est en voie de redressement et que les attentes très basses de Wall Street augmentent le potentiel de surprise.

Changement de Stratégie

Syngenta s’est attaqué ces 2 dernières années au marché nord-américain, largement dominé par Monsanto et Pioneer (70% du marché) et où ses marques de semences agricoles sont peu connues. Hors,elle a rectifié sa stratégie pour se focaliser sur la licence de ses produits, un moyen moins risqué d’agrandir ses parts de marchés. Selon Syngenta, 1/3 de sa croissance proviendra des licences/royautés jusqu’en 2020.

La société basée à Bâle se concentre également sur la réduction des coûts. La chute du prix du pétrole, partie importante de sa structure de coût, devrait lui être favorable.

Finalement l’approbation, bien que tardive, du maïs transgénique Viptera en Chine est un problème en moins. En effet, certains cargos contenant du maïs Viptera ont dû être renvoyés de la Chine, causant d’importants coûts liés à des litiges.

Nouveau cycle de produits

Syngenta a dernièrement alloué une importante partie des revenues pour le recherche et développement. La vente des récents lancements sont en forte hausse et 7 nouveaux produits prendront le chemin de la commercialisation d’ici 2022.

Exposition au franc fort

La firme bâloise qui source ses revenues de l’étranger n’est pas épargnée par le franc fort. Cependant, elle a su compenser les pertes suite au franc par des hausses de prix. Sur le premier semestre, les prix à la vente ont augmenté de 6% contre une baisse des volumes de 3%. L’affaiblissement du franc lui donnerait évidemment un immense coup de pouce.

Nous pensons donc que la direction a eu raison de refuser des offres de Monsanto pourtant bien au-delà du prix du marché. Les attentes vis-à-vis de la compagnie agroalimentaire sont très basses, augmentant ainsi le potentiel de surprise.

 

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