Suzanne Hraba Renevey

CO-FONDATRICE DE BUSINESSIN

Suzanne Hraba-Renevey est co-fondatrice de BusinessIn, plateforme connectant les PMEs et startups dans des domaines affectés par la digitalisation. Ex-CEO de swissnex Singapour, elle apporte une perspective internationale à la thématique de l'innovation dans les PMEs, qu'elle encourage à travailler en réseau et à utiliser les outils des startups.

Se réinventer grâce à des outils de développement professionnel inédits

Ce ne sont pas seulement les formes de travail qui ont été affectées par la période de distanciation sociale que nous venons de vivre, mais le type de travail lui-même. Bien se connaître pour optimiser son employabilité et trouver équilibre et satisfaction professionnels devient ainsi une priorité qui répond à l’instabilité du moment.

Les indicateurs du marché de l’emploi semblent contradictoires. Selon l’organisation faîtière Employés Suisse, citée dans l’article de Bilan Emploi: ces statistiques et ces sondages qui se contredisent, «Il n’a jamais été aussi difficile de repourvoir les postes vacants. (...) Alors que les entreprises licencient d’un côté, elles recherchent de l’autre du personnel nouveau et différemment qualifié.»

Quoiqu’il en soit, il apparaît comme pertinent de se poser des questions concernant son employabilité après la sortie de crise. Non seulement parce que l’employeur est à la recherche de profils différents ou du moins d’une organisation à l’interne adaptée à une nouvelle donne, mais également parce qu’en tant qu’employé, nous avons eu l’occasion de nous poser des questions fondamentales sur le comment et le pourquoi de notre activité professionnelle.

«Avec l'âge et la maturité correspondante, nous avons une idée plus claire des tâches dans lesquelles nous sommes assez bons et celles pour lesquelles nous procrastinons. Le paradoxe est que nous pensons que les tâches dans lesquelles nous excellons vraiment, sont naturelles pour tout le monde, ce qui n’est absolument pas le cas!» analyse André Delafontaine, qui abonde: «D'un point de vue sociétal, c’est un énorme gaspillage du capital humain -aucune entreprise ne serait disposée à travailler aussi inefficacement- alors que de si précieuses ressources sont disponibles, générant efficacité et motivation. Nous devons absolument concentrer notre temps sur les domaines où nous faisons la différence.»

Une étude des professeurs de psychologie Dunning et Kruger suggère que les personnes les plus qualifiées auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence et penseraient à tort que des tâches faciles pour elles le sont aussi pour les autres, mentionne Isabelle Papilloud. Un phénomène qui s'apparente au syndrome de l’imposteur, qui stipule que parce que c’est facile, on n’a aucun mérite.

«A l’avenir on cherchera à appliquer ses compétences de manière polyvalente. L’adaptabilité et l’agilité seront des qualifications recherchées à l’interne, alors que les entreprises se tourneront vers des experts en mode externe, souligne Elsa Berthault, qui estime que l’expertise deviendra de plus en plus rapidement obsolète.»

Dans un monde ou le changement devient notre pain quotidien, apprenons-donc à connaître nos forces et à les appliquer de manière pertinente pour notre propre bien-être et succès, de même que celui de notre employeur.


Le 16 juin à 11h45 nous débattrons de l'employabilité après la pandémie.
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