Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

SUÈDE/Deux couronnes royales volées sous le nez des estivants

Crédits: Police suédoise

La grande chaleur est un bon moment pour les voleurs. Deux homme viennent de dérober en Suède deux couronne royales, plus une croix et un orbe. Comme ça. Sans se faire remarquer, ou presque. Les cambrioleurs sont arrivés en hors-bord mardi près de la cathédrale luthérienne de Strängnäs, sur le lac Mälar. Ils sont entrés ans l'édifice, ouvert. Ils ont dérobé de vitrines dotées pourtant dotées d'alarmes les joyaux funéraires du roi Charles IX (1550-1611) et sa seconde épouse Christine, mort en 1625. Des objets en or et pierre précieuses. Puis ils sont repartis à toute vitesse, avec le même bateau. La plupart des passants continuaient à prendre leur bain de soleil sans avoir rien remarqué. Il faut dire que la Suède connaît une canicule comme il se doit qualifiée de «sans précédent». 

Pour l'instant, la police enquête. Ce ne sera pas facile, même si les joyaux restent par définition invendables. Il y a toujours une menace de la destruction. On peut donc penser à un chantage possible. Il y a cinq ans, d'autres bijoux funéraires avaient été dérobé à Västeras, au bord du même lac. Il s'agissait alors de ceux de Johan III. Ils avaient été retrouvés dans des sacs poubelles après ce qui semble avoir été une dénonciation. De tels vols se produisent. A Padoue, on avait dérobé un reliquaire de saint Antoine. A Rome, une tabatière royale portugaise avait disparu lors d'une exposition sur les plus célèbres diamants du monde. Le premier a été retrouvé. Pas la seconde. Je ne vous raconterai pas ici une nouvelle fois, le vol au Kunsthistorisches Museum de Vienne de la salière en or de François Ier, conçue par l'illustre Benvenuto Cellini. Elle a fini par se voir récupérée. Ce n'est hélas pas le cas avec l'épée du sacre de Charles X, dérobée au Louvre en 1976. 

On peut évidemment se demander pourquoi la cathédrale suédoise abritait le joyaux originaux, alors qu'il est si facile de faire des copies. Surtout après un précédent au bord du même lac Mälar. Il faudrait peut-être réfléchir à l'avenir. Et agir discrètement. Aujourd'hui, on en reste à l'émotion. Notons qu'elle se voit partagée par la rédactrice du «Figaro», à qui j'emprunte cette histoire (du moins pour ce qui est de la Suède). Léna Lutaud parle à propos des deux cambrioleurs de James Bond. Il me semblerait plus juste d'invoquer Arsène Lupin. Bond, ce serait plutôt l'agent secret qui retrouverait les couronnes au service de Sa Majesté.

Photo (Police suédoise): Les joyaux avant le vol.

Texte intercalaire.

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