Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Stanford, pépinière de la Silicon Valley

Pendant une semaine, dix étudiants romands sont partis à la découverte de la Silicon Valley. Sélectionnés par la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), ces startupers en herbe multiplient les rencontres, visites, ateliers, conférences, discussions et pitchs avec des entrepreneurs de la «Valley».

Au coeur de la Silicon Valley, Stanford fait figure de pépinière de la Silicon Valley. Née en 1891, cette prestigieuse université est intimement liée à tout le développement de la technologie en Californie depuis 40 ans. William Hewlett et David Packard, à qui on attribue généralement la naissance de la vocation technologique de la Silicon Valley, ont étudié sur ce campus. D'autres noms prestigieux ont également suivi leur cursus universitaire sur ce campus comme Steve Ballmer (Microsoft), Sergei Brin et Larry Page (Google), Peter Thiel (PayPal), Marissa Mayer (Yahoo!), Reid Hoffman (LinkedIn), Joe Lonsdale (Palantir), Reid Hastings (Netflix). Elon Musk a aussi été admis, mais il n'est resté que deux jours avant de se lancer dans ses premières aventures entrepreneuriales.

Si le CEO de Tesla et SpaceX a quitté très tôt les bancs de l'université, cette orientation vers le business est inscrite dans l'ADN de Stanford. C'est ici que les levées de fonds les plus importantes sont réalisées pour financer les projets nés dans les dizaines de bâtiments disséminés sur les 3310 hectares du campus.

Le témoignage de Fabio Frederici

Pour les étudiants romands, plonger au coeur de cette nurserie où grandissent les savoirs et les talents constitue un passage inévitable. Mais une simple visite touristique ne serait pas assez inspirante. Plus encore que le tour guidé, c'est la rencontre avec des étudiants et des entrepreneurs suisses de Stanford qui fait prendre conscience des potentiels et des enjeux de la recherche en Californie.

Fabio Federici est Tessinois. Il a le même âge que les étudiants choisis par la BCV. Installé sur place, il a lancé Coinalytics, une startup spécialisée dans l'analyse data du Bitcoin et de sa blockchain. Quitter le cocon familial en Suisse pour se plonger dans le bain de la «Valley» peut sembler un choix difficile. Il partage aujourd'hui un appartement avec dix autres startupers et se consacre à 100% à son entreprise. Mais quand un des étudiants lui demande s'il éprouve des regrets, la réponse fuse: «Non, je suis heureux ici». Pas de doutes: c'est bien là que le Suisse s'épanouit. Et il invite les étudiants à se lancer eux aussi.

Clément Javerzac est un de ceux-là. Il est étudiant en doctorat de physique à l'EPFL. Spécialisé dans les capteurs issus de la physique quantique, il connaît Stanford et ne cache pas sa fascination pour le campus californien. Pour lui, la démarche de l'EPFL n'est pas aux antipodes de celle suivie à deux pas de San Francisco, mais les moyens ne sont pas comparables.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."