Sia Abouzari

DIRECTEUR DE FIRST CLASS LIMOUSINE SERVICES

Directeur de First Class Limousine Services depuis 2004, Sia Abouzari est né en 1976 à Lausanne. Diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, il était auparavant en charge des expatriés pour le compte d’une grande entreprise pharmaceutique.

Un horizon après le Covid-19

Comment le secteur des entreprises de limousines fait-il face à la crise et quels sont les enjeux?

Le secteur des entreprises de limousines est lourdement frappé par la crise sanitaire. Nous avons été parmi les premiers touchés, et serons à coup sûr les derniers à en sortir. Les mesures prises ou annoncées par le Conseil fédéral sont salutaires mais clairement insuffisantes pour assurer la survie de tout un pan de l’économie.

Notre activité dépend des voyages d’affaires et de la clientèle internationale, au même titre que de nombreux autres acteurs économiques comme les hôtels, les salons et les centres de congrès. Fin janvier déjà, nous avons appliqué des normes d’hygiène adéquates dans nos véhicules et instauré des protocoles stricts pour l’accueil de nos passagers, mais le vent a tourné fin février avec l’arrêt des déplacements professionnels du jour au lendemain.

Tant que les frontières extérieures de l’espace Schengen resteront fermées et que la situation mondiale ne sera pas stabilisée, nous ne pouvons envisager un début de sortie de crise. La reprise, certainement très lente au début, aura bien lieu. D’ici là, l’enjeu réside dans notre résilience, notre capacité à conserver nos ressources en préservant nos emplois et notre savoir-faire.

Aujourd’hui, grâce à des clients et partenaires engagés, nous tentons de mettre en place des solutions inédites pour passer ce cap difficile. Toutefois, sans de nouvelles mesures et une prolongation des mesures existantes au moins jusqu’en mars 2021, nos perspectives seront très limitées dès la fin de l’été. Des faillites dans notre secteur auraient des conséquences désastreuses pour des centaines de familles, et un coût financier et social sans commune mesure.

A souligner que la majorité de nos chauffeurs sont expérimentés et âgés de plus de 50 ans, leur reconversion professionnelle était déjà particulièrement délicate bien avant la crise. Le maintien de notre profession représente un intérêt croisé: pour nous, bien sûr, mais aussi pour notre système social.

Les mesures du Conseil fédéral doivent rapidement évoluer et s’adapter en fonction des secteurs d’activité pour nous offrir un horizon, un avenir. Et cela, ça n’a pas de prix.

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