RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin 2019.

Une montée en gamme

Une montée en gamme

Excellent millésime pour la 9e édition de nos Prix de l’immobilier, la 5e réalisée en partenariat avec le SVIT Romandie! De nouveau, quelques réalisations sortent résolument du lot. A commencer par le Musée Atelier Audemars Piguet au Brassus. Ce dernier, réalisé par le bureau romand CCHE, a été imaginé par BIG (Bjarke Ingels Group). Cette même agence danoise avait conçu l’immeuble pyramidal VIA 57 West à New York, finalisé en 2016 et couronné de l’Emporis Skyscraper Award récompensant le gratte-ciel le plus remarquable de l’année. De quoi utiliser de nouveau le mot «landmark» pour cette réalisation, comme pour la Maison olympique à Lausanne l’an dernier. Est-ce un pur hasard si cette dernière avait été rêvée et dessinée par un autre bureau d’architecture danois, 3XN? Dans les deux cas, ce qui frappe, ce sont leurs courbes.

Cette année, deux des réalisations primées sont rondes. Outre l’incroyable Musée Atelier du Brassus, il y a le désormais fameux Vortex à Chavannes-près-Renens (VD). On peut parler là encore de bâtiment emblématique. Destiné à héberger dans un premier temps les jeunes athlètes venus participer aux Jeux olympiques de la jeunesse, il reproduit l’un des anneaux. A croire que pour sortir du lot dans ce canton, il faut désormais sortir des schémas rectilignes! Ou alors faut-il simplement voir un clin d’œil, d’une part au mouvement du CIO et à ses anneaux, et d’autre part au cadran rond de la majeure partie des montres? L’avenir nous le dira.

Notre jury, composé de douze spécialistes, dont trois femmes, a eu fort à faire. Non seulement afin de départager la cinquantaine de dossiers reçus. Mais aussi pour parvenir à une certaine unanimité. Les débats ont ainsi été enflammés lorsque les objets de la catégorie «villa» ont été présentés. Les architectes membres du jury sont parvenus à convaincre les autres membres de la nécessité de ne pas récompenser de réalisations dans cette catégorie. La relative faiblesse et surtout la trop grande hétérogénéité des objets n’ont pas permis d’obtenir une quelconque unanimité.

Rappelons que l’une des principales particularités de nos Prix de l’immobilier est d’être multicritère: non seulement, nous évaluons la qualité architecturale d’un bâtiment, mais aussi la qualité de son intégration, son éventuel volet sociétal (propose-t-il une certaine mixité de ses utilisateurs?), sa performance économique (le jury demande le prix au mètre carré du CFC 2 des surfaces brutes de plancher sans les honoraires et hors taxes) et le volet environnemental.

A ce propos, les Prix de l’immobilier se sont dotés depuis plusieurs années d’un second jury appelé à examiner en détail le volet durabilité des réalisations. Il se compose de quatre professionnels. Outre Olivier Ouzilou (de Signa-Terre), présent dans les deux jurys, on retrouve à nouveau Laurent Caillère (Swisspor Romandie), Stéphane Citherlet (Laboratoire d’énergétique solaire et de physique du bâtiment à la HEIG-VD/HES-SO) et Sébastien Piguet (coordinateur romand d’eco-bau). Ce jury utilise sa propre check-list avec une dizaine de critères: bilan thermique, confort thermique, qualité de l’air, gestion de l’eau, confort lumineux, protection aux nuisances sonores, etc.

Découvrez les 10 réalisations primées, ainsi que 17 autres nominés!

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