Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Rome brûle !

A l’heure où le mot est optimisation, nous vivons dans un système qui n’a de cesse tout compliquer.

L’immobilier n’y échappe pas ! Pour exemple, il y a 20 ans, il fallait 4 pages pour attester de la conformité énergétique d’un bâtiment. Maintenant, il en faut plus de 30.

On voit que la Ville de Genève n’arrive pas à répondre aux normes anti-bruit dans de nombreuses rues. On ne peut plus construire proche de l’aéroport, d’une route cantonale, d’une forêt, d’une rivière,… Les parkings ne respectent pas la norme qui les concerne et il est impossible de satisfaire celles qui régissent le bruit dans un même appartement !

A l’heure des technocrates, des auditeurs et des inspecteurs en tout genre nous croulons sous le papier, à l’image des instituts financiers qui passent plus de temps à remplir des formulaires qu’à répondre aux clients.

Et tout cela a un coût !

Le premier impact est le ralentissement de l’économie et, dans le bâtiment, de l’acte de construire. En effet, à trop remplir de papier, le temps de répondre aux demandes administratives, déjà très long, devient interminable, surtout quand les chefs de service s’arrogent du pouvoir qu’ils n’ont pas.

Le deuxième relève de la psychiatrie. Souvent une norme en contredit une autre. En effet, dans l’élaboration d’une norme, l’environnement de celle-ci n’est jamais étudié. Pour exemple, à vouloir rendre les bâtiments trop isolés, on ne peut plus ouvrir les fenêtres. On a simplement oublié l’utilisateur dans l’équation.

Le troisième tient dans le prix de mise en œuvre de normes qui impliquent des surcoûts à tous les niveaux et qui ne profitent pas aux utilisateurs finaux, obligés de payer plus cher leur logement. Qu’à cela ne tienne, on demande à l’Etat de produire des logements sociaux hautement subventionnés lorsque le privé ne peut plus le faire. Parce que l’Etat, c’est bien connu, c’est un être virtuel déconnecté de notre portefeuille.

Finalement, il faut suivre dans le temps l’application des normes et pour cela, il faut engager encore plus de technocrates.

Comme le politique n’a aucune envie de prendre ce problème de plus à bras le corps, Ecela ne va pas s’arranger. Car nous n’assistons jamais à une simplification ! Cela impliquerait que les gens qui en vivent renoncent à une once de pouvoir et mette en péril quelques places de travail !

Sortons notre harpe et regardons Rome brûler !

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."