RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT À BILAN

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef adjoint à Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également responsable du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches.

Réseauter or not réseauter

En 2015, ne pas réseauter est devenu un luxe, au même titre qu’être absent de l’ensemble des réseaux sociaux. En effet, il faut soit être particulièrement bien né pour pouvoir se le permettre, soit être un artisan maîtrisant un savoir-faire unique ou encore être quelqu’un qui n’a aucune ambition particulière. On peut bénéficier de la meilleure formation du monde et végéter professionnellement parce que l’on n’a aucune visibilité.

La présence sur le réseau social professionnel LinkedIn, aussi bien fait soit-il, ne saurait remplacer le contact humain. Rien ne vaut les échanges réels. Reste que la première question à se poser est de savoir ce que l’on cherche. Le risque est de multiplier les adhésions et de perdre ainsi du temps et de l’argent.

A ce titre, notre enquête dans ce numéro fait clairement ressortir que les sociétés d’étudiants paraissent incontournables pour qui souhaite se créer un bon carnet d’adresses. D’autres intègrent les alumni, mais toutes ne se valent pas.

Lorsqu’il s’agit des alumni de l’Institut Le Rosey, à Rolle, cela vous ouvre les portes à l’international et non au niveau local. Autant dire que cela sera très utile pour œuvrer au sein d’une multinationale, voire dans la gestion de fortune, mais pas pour décrocher des mandats dans votre région.

Il faut donc choisir où l’on souhaite s’engager. Car il s’agit en effet d’engagement. Entrer dans une loge maçonnique, dans une société d’étudiants ou dans un club service ne changera rien au fait que c’est en donnant de son temps que l’on recevra quelque chose en échange.

Devenir un simple membre ne vous servira pas ou peu, voire pire, vous prendriez alors le risque de montrer votre manque d’altruisme, de dévouement et de passer pour un affreux égoïste.

Quant aux personnes ambitieuses et avides de pouvoir, elles perdront leur temps en loge, tout comme dans la plupart des clubs et cercles mentionnés dans notre dossier. Autant adhérer directement à un parti politique et y mouiller sa chemise!

De toutes les façons, vous allez dépendre de la politique de cooptation en vigueur dans telle loge ou tel club. Il faut savoir que seule une infime minorité de loges et de clubs services (notamment au sein du Rotary et du Lions) accueillent des «célébrités» (conseillers d’Etat, chanceliers, commandant de la police, CEO de multinationales, ancien astronaute…).

Reste une solution pour ceux qui veulent uniquement réseauter et s’engager le moins possible: adhérer à certains cercles dont les buts sont clairement de nouer des contacts professionnels, tels que, sur Genève, le MCEI, le Cercle des dirigeants d’entreprises ou encore le Wine and Business Club. Dans ce genre de cénacle, la couleur est clairement annoncée.

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