<p>Rédacteur en chef du Temps, (ex-rédacteur en chef de Bilan)</p>

Depuis le 1er janvier 2015, Stéphane Benoit-Godet dirige la rédaction du quotidien Le Temps. Il était le rédacteur en chef de Bilan de 2006 à 2015. Auparavant, il a travaillé pour les quotidiens La Tribune de Genève et Le Temps 1998-2003), journal dont il a dirigé la rubrique économique (fin 2000 à mi-2003). Juriste de formation, Stéphane a fait ses études en France à l'Université d'Aix-Marseille III. 

 

 

Renouveau créatif horloger

Et si l'industrie horlogère poursuivait sa vague de croissance intense? De retour de Baselworld, différents indicateurs incitent à l’optimisme. Swatch Group a frappé un coup magistral en proposant, pour les 30 ans de la Swatch, une montre équipée d’un mouvement mécanique produite à une échelle industrielle. Baptisée Sistem 51 (du nombre de ses composants), elle permettra de produire des gros volumes Swiss made.

Par ailleurs, l’intérêt pour les montres haut de gamme ne s’est pas démenti. Dans les allées d’un nouvel écrin signé Herzog & de Meuron devisé à 430 millions de francs, beaucoup glosaient sur le rachat de Corum pour 80 millions par China Haidian. Certes, c’est peu pour reprendre une marque et une entreprise qui emploie 140 personnes. Et c’est exactement le montant déboursé par un client pour acheter la plus grosse pièce de haute joaillerie vendue chez Harry Winston l’an dernier!

Mais l’attrait d’investisseurs chinois pour le secteur reste un signal positif. Quand un Africain du Sud (de surcroît actif dans le tabac) avait à l’époque racheté Cartier, il y avait eu aussi beaucoup d’inquiétudes. Cette marque et le groupe Richemont font pourtant partie aujourd’hui des grandes réussites de l’horlogerie suisse.

Les maisons indépendantes, de leur côté, attirent des convoitises mais paraissent, pour les plus solides d’entre elles, arrimées pour se développer par leurs propres moyens, qu’elles se nomment Patek Philippe, Audemars Piguet, Breitling ou Chopard.

Et les petits créateurs continuent de fournir en pièces extravagantes les collectionneurs du monde entier qui ne voient pas d’inconvénient à payer le prix fort pour des designs horlogers révolutionnaires.

Chez les grands fabricants aussi, les innovations et belles pièces se succèdent. Alors qu’il y a trois ans encore beaucoup proposaient des produits extrêmement classiques afin de séduire des clients chinois qui découvraient les montres de luxe.

Si les exportations horlogères ont fléchi en février après l’année record que fut 2012 (21,4 milliards de francs en valeur!), les professionnels montrent de la maturité. Ils se sont adaptés à des années chahutées par la conjoncture en investissant dans la création, leur appareil de production et en remodelant leur distribution. Parions que 2013 se révélera être encore une fois une année de croissance.

 

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