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JOURNALISTE À BILAN

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

Légalisera, légalisera pas?

Légalisera, légalisera pas?

Le doux cycle de la drogue est le suivant: quelqu’un – parent, politicien ou journaliste – se plaint du deal de rue. S’ensuit un gros débat public sur la menace qui pèse sur la sécurité publique, la police réagit et lance des opérations pour déloger les dealers. Est-ce que la drogue disparaît? Non. La réalité est qu’il y aura toujours des consommateurs. Il s’agit aujourd’hui de leur faire comprendre les risques.

La Suisse avait décidé de s’appuyer sur la «politique des quatre piliers» au début des années 90. Prévention, thérapie, réduction des risques et répression. Force est de constater que le volet répression est le plus en vue en Suisse romande. Il y a bien des centres d’injection, des aides, mais elles concernent les personnes qui ont déjà cédé à la tentation de la drogue. 

En témoignent le prix et l’accessibilité des stupéfiants, un long chemin reste à parcourir pour sensibiliser les personnes aux dangers encourus. Où est la prévention? La plupart des histoires qui circulent sur les drogués parlent de cas extrêmes: du coké dormant dans la rue, de l’accro à l’héroïne qui réclame sa dose aux passants ou de la mule qui transportait 1 kilo de cannabis dans son intestin. 

Sauf que ces personnes ont commencé leur consommation comme n’importe qui. Comme tous ceux qui testent une fois en soirée et qui en reprennent «de temps en temps». Car la prévention est pratiquement invisible à ce niveau-là: la drogue est déjà omniprésente, pas chère et glamour. Elle est distribuée par l’ami d’un ami, et non par le dealer qui se cache derrière une poubelle. En d’autres termes: le marché de la drogue en Suisse est bien loin de la vision que nous donne Hollywood.

Régulation ou laisser-faire, comment se positionner?

Si la question de la légalisation fait régulièrement surface dans le débat public, difficile d’y émettre une réponse. Reste à voir ce que donnent les expériences des autres pays pour mesurer l’impact d’une telle mesure. Une chose est sûre: tant la régulation que le laisser-faire comportent leur lot de problèmes.

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