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JOURNALISTE À BILAN

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

Il y a toujours pire ailleurs

Il y a toujours pire ailleurs

Difficile d’échapper à la tristement célèbre opération de communication de la Ville de La Chaux-de-Fonds. Lancée mi-janvier, la Ville s’est adonnée au plaisir du «trolling»(message visant à créer une polémique) en se moquant de ses propres habitants. Le buzz a marché. Mais maladroit pour certains, très malvenu pour d’autres, il en est ressorti davantage de critiques que de louanges.

Sylvia Morel, conseillère municipale, pointe du doigt les cantons voisins, où c’est parfois pire. Sauf qu’il y a toujours pire ailleurs, et ce n’est pas une raison pour stagner. Si l’on commence à se comparer à l’idiot du village pour se sentir plus intelligent, on n’ira pas loin.

Pourquoi ne pas s’intéresser à ce qu’il se fait de mieux et s’en inspirer? Pourquoi, plutôt que de descendre les confrères en disant qu’ils ont fait n’importe quoi, on ne regarde pas les projets fructueux?

Il faut assumer

De manière générale, il faut cesser de justifier le strict minimum en regard de ce qui se passe chez les autres. Quand les autorités de La Chaux-de-Fonds ratent leur campagne de communication, elles doivent l’assumer. Ce n’est pas grave, ça arrive à tout le monde – sans exception – de se planter. Par contre, là où le bât blesse, c’est lorsque l’erreur est poussée sous le tapis sous prétexte qu’il y a pire ailleurs. On parle d’argent des contribuables, on parle de rayonnement local, on parle de questions sur la qualité de vie des habitants. Et sans trop en douter, ils se fichent de ce qu’il se passe ailleurs. Ce qui compte c’est ce qu’eux vivent, et c’est à cela qu’il faut répondre.

Le reste? On peut dédramatiser, oui. Mais pas se dédouaner.

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