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JOURNALISTE À BILAN

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

Etudes: je vous aime, moi non plus

Etudes: je vous aime, moi non plus

Certaines études font l’unanimité. Les échantillons sont significatifs, la méthodologie réplicable et les hypothèses de recherche sont bien posées. Ici, aucun souci pour saisir la véracité des conclusions. Mais parfois, les rapports sont plutôt nébuleux et c’est là que la révision par les pairs - ce garde-fou du monde scientifique - doit faire son travail. En tant que journaliste, il y a des pièges à éviter. Par exemple, le sondage a été effectué sur une population précise - qui n’a pas les mêmes caractéristiques que le reste du monde. Seules douze personnes ont été interrogées et ce n’est pas représentatif. Les questions posées sont tournées de manière à provoquer un certain type de réponses.

Cela ne pose pas de problème tant que ce type d’informations est bien indiqué. Ainsi, lors des Journées de recherche sur le marketing horloger début décembre, des intervenants ont précisé que leur étude était la première étape d’un projet plus long et ambitieux. Il s’agissait surtout de la naissance d’une méthode afin d’arriver à des résultats significatifs et non exploratoires.

Sauf que ce qui apparaît parfois, ce sont des études fallacieuses qui réussissent à s’accrocher à l’imaginaire collectif comme des politiciens peuvent se cramponner à leur poste. L’exemple le plus en vue? Celui des anti-vaccins. C’est Andrew Wakefield qui a lancé la machine. Cet ex-physicien avait mis en relation vaccin et autisme dans un article scientifique. Un papier pourtant largement contesté par divers organismes: tous ont confirmé qu’aucun lien n’existait entre les deux. Et pourtant, les «anti-vaxx» continuent de citer cette étude comme une preuve du «danger des vaccins».

Gardons un œil critique

Le cas des rétractions est intéressant. Selon le magazine Science, environ la moitié des articles retirés incluent des comportements de fabrication, falsification ou plagiat. Quand la fraude est mise en lumière, cela provoque un effet en cascade. Les revues enlèvent tous les écrits questionnables des chercheurs en question, et ce sont parfois plusieurs dizaines de papiers qui disparaissent.

Dans ce milieu si contrôlé, on trouve des failles comme des études de grande qualité. Le tout est de garder un œil critique mais de ne pas se prôner plus expert que l’autre. Croiser les sources: c’est la base.

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