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JOURNALISTE À BILAN

Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

Après les bases, favoriser une élite?

Après les bases, favoriser une élite?

C’est une question qui revient constamment: les athlètes suisses sont-ils assez soutenus? La réponse est non pour le directeur exécutif de Présence Suisse, Nicolas Bideau, qui s’exprimait lors du Forum économique romand (Forom). La présence d’un grand nombre de fédérations sportives – et avec elles certaines infrastructures comme celle de l’Union cycliste internationale à Aigle ou encore le complexe de l’UEFA du côté de Nyon – est trompeuse. La formation des sportifs compte en Suisse, mais ce n’est pas si évident.

Si au niveau amateur, les Suisses semblent enclins à se bouger, le passage à l’élite reste très délicat. Pour les jeunes, participer à un championnat du monde est un véritable chemin de croix. Et quand le sport est méconnu du grand public, comme le BMX par exemple, c’est encore plus difficile. Les jeunes de 12, 14 ou encore 18 ans doivent gratter de l’argent çà et là. Repas de soutien au club, prêts et dons de la famille et des amis ou prix du mérite sportif local: tous les moyens sont bons pour couvrir les énormes frais liés à leur passion. Car il faut garder à l’esprit qu’être sportif d’élite coûte extrêmement cher. Le prix de certains équipements s’élève à plusieurs milliers de francs. A cet âge-là, c’est encore souvent la famille qui paie, les sponsors n’ayant pas trop d’intérêt à miser sur le «et si».

L’argent du sport en Suisse transite donc à travers les fédérations, pour être redistribué ailleurs. Il arrive aussi dans les compétitions, ce qui profite par exemple à la Suisse. De la Coupe du monde de triathlon à Lausanne en passant par les courses de ski alpin ou freestyle, à respectivement Crans-Montana et Verbier, le territoire suisse attire les touristes. Les investissements s’enchaînent, mais de nombreux sports peinent à exporter leurs talents dans des ligues étrangères.

Il faut choisir si la Suisse veut véritablement miser sur ses athlètes, en proposant des programmes plus adaptés que du sport-études en école obligatoire et au lycée. Mettre au point une machine à sportifs d’élite coûte à la fois en temps et en argent. La décision politique dictera le chemin à suivre, mais Lausanne reste pour l’heure une capitale largement administrative.

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