Bertrand Saillen

PRÉSIDENT DU SWISS WEB PROGRAM FESTIVAL PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET CEO DE MEDIAPROFIL SA

Bertrand Saillen débute ses études en Valais dans l'hôtellerie et le tourisme. Sa passion pour l'audiovisuel et plusieurs opportunités l'attirent rapidement sur les bords du Léman. A 22 ans, il obtient un brevet fédéral de planificateur en communication de marketing au SAWI à Lausanne. Dès 2003, il rejoint la société Mediaprofil à Vevey dans laquelle il exerce le rôle de producteur. En 2009, il est nommé directeur de Mediaprofil et en 2013 il reprend la présidence du Conseil d'administration de cette société de production audiovisuelle veveysanne forte aujourd'hui d'une vingtaine d'employés. Mediaprofil est aujourd'hui une des sociétés leader du marché et reconnue pour son dynamisme et son développement vers les nouveaux moyens de diffusion.

En 2014 il décide, parallèlement à ses activités professionnelles, de lancer le Swiss Web Program Festival afin de proposer aux acteurs suisses et internationaux une vraie plateforme d'échange et de communication autour du développement audiovisuel sur le web. Passionné de gastronomie et d'oenologie, il partage volontiers des moments de convivialité autour d'une bonne table.

Qui se payera les Youtubeurs?

Un producteur dépendant d'un seul diffuseur est un producteur en grand danger. Les Youtubeurs marqués au fer rouge par leur géniteur d'audience se doivent de réagir, de tuer le père porteur de clics en quelque sorte.

Ils ont commencé à utiliser cette plateforme pour mettre en avant leurs créations et sont devenus malgré eux les principaux ambassadeurs et vecteurs d'audience de YouTube.

La modique rémunération proposée par la plateforme vidéo du géant Google déclenche certainement des envies d'équilibre des richesses. Le Youtubeur draine l'audience grâce à ses contenus produits, le diffuseur devrait logiquement lui rétrocéder une part non négligeable du bénéfice. Les vendeurs de pub sur le web ne doivent pas oublier qui rend le cerveau des cliqueurs disponible.

Youtube a construit ses empereurs, les a couronnés de vues et d'abonnements et ainsi risque de leur permettre de monétiser leur valeur contre l'empire qui les a vus naître.

La trahison pourrait venir du frère ennemi Facebook, désormais challenger du partage de vidéos en ligne. Y aura-t-il un mercato à coup de millions de dollars et d'exclusivités pour fixer sur plusieurs années ces générateurs d'audience et de partage?

Les dindons de la farce actuels pourraient devenir les futurs grands chefs de l'arbitrage de la commercialisation de contenus audiovisuels sur le web. Le seul conseil qui pourrait leur être donné, c'est de ne pas se lier à un seul diffuseur mais de multiplier les plateformes afin de tenter d'éviter une nocive dépendance.

Et au final, espérons simplement que le financement des créations puisse en sortir gagnant!

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