Koppel Peter

COFONDATEUR DU FORUM PME/KMU

Dans les années 80, Peter Köppel est chargé de cours en littérature française et comparée à l’Université de Zurich. Après une formation en analyse politique internationale, il devient consultant en entreprise à Saint-Gall. Il participe également à la rédaction du Livre blanc de David de Pury. En 1996, Peter fonde une agence de communication à Zurich. En 2009, il est l’initiateur et le coorganisateur du Forum PME/KMU pour le rapprochement alémanico-romand dans l'économie.

Qui a peur du fossé de rösti?

... en tout cas pas, du côté alémanique, les entreprises de moyenne taille qui ont un intérêt stratégique à occuper le marché national dans leur secteur - voyez mes entretiens du 16 et du 23 janvier déposés ici (Sieber, Flumroc). Quand l'intérêt économique est évident, les différences linguistiques et culturelles ("mentales“, disent d'aucuns) ne jouent qu'un rôle secondaire. Il y faut de la bonne volonté, et celle-ci vient automatiquement avec l'intérêt économique. Cercle vertueux.

J'en connais pourtant où ça n'a pas marché - un patron romand qui cherchait à pénétrer le marché alémanique. On lui a trouvé un partenaire, il a conclu une coopération, il a fait l'effort d'une grosse acquisition et le voilà établi dans la région de Zurich. Cette présence dans les deux régions linguistiques fut un argument fort pour de grandes entreprises étrangères pour lui confier des mandats internationaux. Or ce patron, habitué à s‘ingérer dans le plus petit détail de son entreprise, eut raison de trois CEO alémaniques. Au quatrième, il a fermé boutique. Cercle vicieux.

Leçon? Il faut accepter et respecter les différences culturelles et mentales, de part et d'autre, et trouver l'équilibre entre la discipline qu'on exige et la marge de liberté dont a besoin l'autre pour se sentir bien dans sa peau, à sa façon. C‘est de la première importance dans les rapports hiérarchiques.

Comment donner des ordres pour être sûr qu‘ils soient exécutés dans l'esprit de l'entreprise? Comment formuler et établir des règles de conduite? Il faut d'abord que l'esprit de l'entreprise soit compatible et avec l'âme romande et avec l'âme alémanique. Alors les barrières linguistiques ne constituent plus qu'un problème technique auquel on s'attaque chaque jour avec plaisir, pour finalement le faire disparaître.

Attendons les prochains entretiens sur ce blog pour compléter ce premier constat...

 

 

 

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