Jerome Gygax

DOCTEUR EN RELATIONS INTERNATIONALES DE L’IHEID

Docteur en relations internationales de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève), Jérôme Gygax est historien, chercheur associé à la fondation Pierre du Bois pour l’histoire du temps présent. Ses travaux portent sur l’histoire des idées, les nouvelles formes de diplomatie, l’utilisation des médias dans la naissance du soft power. Il s’intéresse aux relations entre le secteur public et privé, au rôle des réseaux et leur impact dans la politique internationale.

Publications récentes : Jérôme Gygax et Nancy Snow, « 9/11 and the Advent of Total Diplomacy : Strategic Communications as a primary Weapon of War » ds Journal of 9/11 Studies, Vol 38, July 2013 ; J. Gygax, Olympisme et Guerre froide culturelle, le prix de la victoire américaine, Paris, L’Harmattan, 2012.

Quelles menaces sur les Jeux Olympiques de Rio 2016?

La tenue des Jeux Olympiques à Rio du 5 au 21 août prochain soulève une série d’interrogations quant à l’intégration de cette grande messe du sport mondial au sein du calendrier politique international. Phénomène récurrent  dans l’histoire de l’olympisme, les précédentes olympiades ont servi de théâtre aux luttes directes et indirectes que se livraient les grandes puissances, lors de la guerre froide[1]. Il existe aujourd’hui trois domaines d’incertitudes : le premier relève de la situation socio-économique et politique du Brésil dans le contexte régional des luttes politiques et le renversement de la gauche travailliste au pouvoir[2]; le second touche au statut de la Russie et de ses athlètes dans le sport mondial alors que la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) vient de décider de punir collectivement tous ses athlètes laissant planer l’extension possible de sanctions à d’autres disciplines; enfin c’est l’existence d’une forme inédite de « biohazard » actif par la souche du virus Zika qui mobilise les autorités en charge d’évaluer les risques épidémiques, instituts de sécurité et de bio-terrorisme. Le tout, survient dans un climat sécuritaire incertain porté par les craintes d’attaques terroristes, depuis celles de Paris (13 novembre 2015), Bruxelles (22 mars 2016), ou encore Orlando (12 juin 2016). Un climat qui profite aux populistes en tout genre, Donald Trump en tête. Prenons le temps d’analyser ces volets, avec les risques et retombées associées.

Rappelons en premier lieu que ces Jeux ont été attribués le 2 octobre 2009 à la capitale d’un pays alors dirigé par les forces du parti socialiste de Luiz Inacio Lula da Silva qui, après la fin de son mandat (2003-2011), a été pris dans le scandale de corruption de l’affaire Petrobras conduisant au « renversement » ultérieur de sa successeur, la présidente Dilma Rousseff. Cette opération a été menée par les membres de son propre gouvernement le 12 mai dernier, eux-mêmes soupçonnés de détournements et de malversations[3]. La situation du pays avant la montée de la gauche au pouvoir en 2003 était marquée par les effets catastrophiques des politiques de libéralisation-privatisation, avec le creusement de la dette extérieure de 148 à 224 milliards de dollars de 1994 à 2002. C’est à Lula qu’on a attribué la sortie du Brésil de ce mauvais pas, par l’adoption d’une nouvelle ligne politique à la fois démocratique et populaire, tenue pour modèle dans l’hémisphère[4], et se soldant par une décennie de politique étrangère décomplexée, défiant la morgue de son grand voisin nord-américain[5].

Le nouveau président par interim, Michel Temer, usurpant pour ses détracteurs le pouvoir, appartient au même parti que le maire de Rio, Eduardo Paes, du « mouvement démocratique brésilien » (PMDB)[6]. Aussitôt nommé, celui-ci a cherché à esquiver le feu de la critique en récupérant l’objet olympique, empêchant que les J.O. ne puissent coincider avec une reconnaissance du parti adverse, à qui l’on n’aurait pas manqué d’attribuer cette réussite. Celle-ci va de paire avec le rôle de leader sud-américain joué par le Brésil au sein du BRICS, appelant aux réformes des relations avec les pays du G20 au nom d’un contre-modèle au tandem FMI-Banque mondiale. Pour le prix nobel d’économie Joseph E. Stilgitz, il ne fait aucun doute que les Brésiliens indiquaient en 2002 déjà qu’ils « ne se laisseraient pas dicter leur décision par les financiers internationaux. »[7]

Une telle fronde rappelle les épisodes précédents de contre-révolutions lorsque du Guatemala (1954) en passant par le Chili (1973) et l’Argentine (1976), les Etats-Unis, soutenaient, à couvert, les forces réactionnaires « anti-communistes » et laissant libre cours aux concentrations capitalistes, forçant les régimes d’unité populaire dit progressistes à la ruine [8]. Aujourd’hui, faisant face à la fronde des autres partis, Michel Temer n’a pas hésité à parler de « guerre » pour qualifier son premier mois à la tête du pays[9]. La mobilisation de forces paramilitaires de sécurité pour les Jeux brésiliens est sans précédent, avec près de 85'000 hommes, soit le double de Londres en 2012. Alors qu’un rapport d’Amnesy International (AI), accuse ces mêmes forces de sécurité d’actions violentes contre les citoyens les plus démunis des Favelas[10]. On sait par quel processus la construction des sites olympiques a détruit des milliers de logements pauvres, déplaçant près de 70'000 personnes. Un tel processus d’embourgeoisement (« gentrification ») accompagne les candidatures olympiques depuis celle de Barcelone (1992). Ainsi, au nom de la sécurité et face au mécontentement populaire opposé au train de réformes non constitutionnelles, menées dans l’urgence, les Jeux de Rio offrent au nouveau gouvernement les moyens  de solidifier ses asises en usant de la répression si nécessaire[11]. À se demander si l’appel au boycott des compétitions par une frange de la gauche servira de prétexte à un tel scénario ?

Les Jeux de Rio cristallisent le conflit social et politique mettant aux prises les forces de sécurité, les gangs et l’Etat avec les populations victimes de ces ségrégagations et de ces violences. Ceci rappelle le drame des Jeux de Mexico, théâtre du massacre des étudiants sur la place des Trois-Cultures le 2 octobre 1968, à Tlatelolco dans un climat international révolutionnaire. La CIA avait alors encouragé la paranoïa du président mexicain Gustavo Diaz Ordaz, optant pour la répression armée, avec un bilan de trois cents étudiants exécutés[12]. 2016 a été l’année du retour de la pratique du lynchage en Amérique et ailleurs, avec une explostion des victimes de violences policières, contre lesquelles l’expression de solidarités inédites entre les mouvements afro-américains, Black Lives Matter (BLM) et brésiliens démontrant la porosité des théâtres de luttes pour les droits civiques au-delà des frontières du seul Brésil[13]. Un phénomène qui préoccupe les autorités nord-américaines du Homeland Security, qui octroie les coudées franches au FBI et ses programmes de surveillances[14].  

Le second point porte sur la possible résurgence d’une « guerre froide olympique » comme aux pages sombres de l’histoire des J.O. faisant suite aux irrégularités dénoncées par un ancien membre de l’équipe nationale russe, Grigory Rodchenko, sur le dispositif de Sotchi (hiver 2014) permettant le dopage institutionalisé avec la caution de l’Etat[15]. Si les Russes ont oeuvré à un tel niveau, se peut-il qu’ils soient les seuls et si cela était le cas, quelles devraient être les sanctions ? Une fois de plus se pose la question des standards du sport et de la compatibilité des règlements entre partenaires mondiaux ainsi que des moyens de les faire respecter[16]. Le CIO a semblé adopter une posture de « tolérance zéro » par le recours aux tests rétroactifs dont les résultats paraissent encore insuffisants. C’est ce que la fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a fait savoir le 17 juin en refusant la réadmission des athlètes russes aux compétitions internationales[17]. Une décision à laquelle le CIO paraît devoir se ranger[18]. Ce coup de théâtre, unique dans l’histoire, fait écho aux J.O. de Moscou 1980 lorsque, dans une campagne de boycott menée depuis Washington, on tentait d’obtenir non pas seulement le retrait des comités nationaux olympique (CNOs) mais aussi des grandes fédérations sportives, à commencer par l’IAAF, sollicitée afin d’organiser des contre-Jeux[19]. Vaine tentative, qui avait eu le mérite de démontrer l’étendue des moyens susceptibles de priver un état de sa légitimité internationale par le recours aux sanctions sportives. Aujourd’hui, la décision prise à l’encontre de tous les athlètes russes, se double du fait que les Etats-Unis réagissent au plus haut niveau, par l’intermédiaire du département de la Justice, démontrant après les scandales financiers de la FIFA, comment ils entendent assurer un rôle d’arbitre, n’hésitant pas à faire extrader les individus mis en cause, étendant de ce fait leur juridiction aux entités tierces, que celles-ci soient étatiques, para-étatiques ou privées[20]. Une façon d’affirmer unilatéralement l’extraterritorialité de leur droit[21], comme pour les autres domaines des affaires internationales : de la lutte anti-blanchiment à la guerre contre le terrorisme. Les déclarations récentes du secrétaire général de l’USOC sur la nécessité de « changer le système » : « We need to admit the system is flawed » a-t-il affirmé, en proposant de mettre un terme aux conditions présentes : « it makes it increasingly difficult to defend the current system », laisse planer un doute quant aux moyens envisagés pour y arriver. Avec pour effet de creuser le fossé qui sépare l’Occident, mené par les Etats-Unis et la Russie de Vladimir Putin – lui qui a tant œuvré à redonner à son pays le statut de superpuissance sportive. Le chef du Kremlin isolé dénonce ces « récupérations politiques » du sport, selon lui inacceptables[22].

Alors que le comité olympique des Etats-Unis commande l’accès aux grandes multinationales du sport et à la majorité des fonds de sponsoring et des droits de télévision[23], la marge de manoeuvre du CIO semble ténue face à la menace d’un boycott toujours possible[24]. La charte sur le sport amateur des Etats-Unis (ASA 1978) affirmait dès sa création la supériorité du droit sportif américain et le contrôle des emblèmes olympiques sur son territoire, niant la primauté du CIO en matière de direction sportive[25]. Rappelons que la ville de Los Angeles est en lice, face à Paris, pour l’obtention des J.O. de 2032. Une victoire de la cité des anges est présentée comme symbole de la place et du rôle central qu’entendent jouer les Etats-Unis dans le Pacifique, matérialisation de leur « pivot vers l’Asie » annoncé sous la présidence Obama. Après les sanctions économiques prises contre la Russie dans le cadre de la crise urkrainienne, la bataille semble devoir s’étendre à l’athlétisme[26].

Enfin, ce sont les conditions sécuritaires, couplées à une situation sanitaire inédite qui pourraient mettre en péril les Jeux. Avec l’apparition du virus Zika, un troisième niveau de complexité est venu s’ajouter aux précédents. Si les déclarations officielles, dont celles de l’OMS, sont venues apaiser les plus alarmistes d'entre-eux, ce sont les organes états-uniens qui activent cette « menace » auprès de l’opinion. Steven M. Presley, prof. à la Texas Tech University, directeur dans un laboratoire de menace bactériologique, ancien membres des forces armées, nous avertit des effets d’une propagation du virus aux Etats-Unis[27].  Ces mises en garde font écho à celles du Centers for Disease Control (CDC) qui recommande à ses employés de ne pas voyager dans la région[28].  Le fait que la souche du virus Zika ait été tracée à l’origine d’un laboratoire de la fondation Rockefeller coïncide avec une nouvelle non moins surprenante que ces souches sont disponibles sur Internet[29]. Nouvelles qui alimentent la polémique quant à leur emploi possible en tant qu’arme biologique. S’il est une condition nécessaire et suffisante au retrait des athlètes, c’est celle qui prendrait la forme d’une menace à leur sécurité, capable de précipiter des retraits en cascades contre lesquels le CIO serait impuissant.

 

Faut-il alors compter sur un ou plusieurs scénarios catastrophes ? La droite populiste en campagne aux Etats-Unis semble devoir les exploiter tous, à commencer par le thème récurrent de la terreur djiadiste couplé à celui d’un hypothétique effondrement économique régional avec pour épicentre le Vénézuela. De telles peurs ont été nourries par certaines déclarations de think tanks dont la Fondation pour la défense des démocraties reprises lors des auditions récentes au Congrès qui, par l’entremise de l’un de ses experts Emanuele Ottolenghi, évoque les cellules du jihad liées au Hezzbollah implantées en Amérique latine et prêtes à frapper[30]. Allégations reprises par le conseiller de Donald Trump, Jeff DeWit, pour qui cette menace est une conséquence de la politique d’apaisement de l’administration Obama vis-à-vis de l’Iran[31]. Ces assertions, entretenant le sentiment d’insécurité occupent une place disproportionnée au sein des tabloïds et d’internet et génèrent une confusion entre la crise migratoire et la prétendue globalisation du terrorisme. La paranoïa a atteint un niveau inégalé jusqu’ici avec des effets électoraux incertains[32]. Les Jeux Olympiques ne sont pas, comme d’autres manifestations de cette ampleur, immunisés contre une instrumentalisation de la peur, qui s’était produite en marge des olympiades de Munich (5-6 septembre 1972), lorsqu’une organisation, appelée « Septembre noir » avait transformé à jamais la perception du terrorisme chez des millions d’individus, associant les symboles de fraternité et de concorde de l’Olympisme à une violation manifeste de l’intégrité des athlètes. L’acte insupportable consistant à tuer ses représentants, allait atteindre la crédibilité politique du mouvement de libération palestinien, associé à cette barbarie. L’attentat, bien que condamné par la majorité des capitales arabes, et par l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), devait conduire à faire accepter par les démocraties et les opinions mondiales les premières mesures légales anti-terroristes au niveau international.  De nouvelles attaques terroristes à Rio auraient des effets indéniables sur l’issue du scrutin aux Etats-Unis, voir au-delà.

 

Les Jeux Olympiques ont été amenés avec le temps à occuper le cœur des relations internationales ainsi que son imaginaire collectif. Au regard de l’histoire politique de l’olympisme qui est le plus souvent méconnue, les J.O de 2016, pas moins que les éditions précédentes, sont susceptibles d’être instrumentalisés, faisant le jeu de ceux qui espèrent profiter de cette messe médiatique, par la captation de l’attention des spectateurs du monde entier. Ils symbolisent et donnent à voir les luttes politiques, économiques et sociales du moment. Les J.O de Rio reflètent de plus les contradictions et les tensions au sein du système « globalisé » qui attribue à une minorité nantie les privilèges et les fruits de ses marchés, à l’image des coûts et bénéfices olympiques[33].

Céder aujourd’hui aux thèses alarmistes vecteurs des peurs irrationnelles ferait oublier ces leçons du passé et perdre de vue les valeurs intrinsèques et essentielles transmises par les J.O. manifestations culturelles d’une humanité capable de transcender la violence et la guerre par l’effort, le dépassement de soi et le partage selon l'approche altruiste.

 



[1] Voir Jérôme Gygax, Olympisme et guerre froide culturelle, le prix de la victoire américaine, Paris, L’Harmattan, 2012 ; J.Gygax, « Quand les stades servaient de champs de bataille » in GEO Histoire, La Guerre froide, Hors-série, nov.-déc. 2010, pp.93-97

[2] Le PT est maintenant soutenu par une coalition du Frente Brasil Popular (Front Brésil populaire) et le mouvement Povo sem medo (Le peuple sans peur).

[3] Le vice-président Michel Temer qui s’est entouré de Fabiano Silveira et Romero Juca tout deux impliqué dans l’affaire de corruption.

[4] Le prix Nobel d’économie Joseph E. Stilgitz relevait cela dans son ouvrage : Le prix de l’inégalité, titre original « The price of inequality », paru en 2012, traduit chez Babel ed.

[5] Lula s’est efforcé de dénoncer l’ingérence des Etats-Unis, notamment en Colombie, en proposant une alliance du Brésil avec la France. Pour le détail voir Laurent Delcourt, « Le Brésil de Lula : une dynamique de contradictions » sur CETRI, http://www.cetri.be/Le-Bresil-de-Lula-une-dynamique-de

[6] Bien que proclamé au centre, ce parti bénéficie des appuis extérieurs et des principaux industriels proposant les bases d’un programme économique libéral profitant à l’élite économique et à la bourgeoisie.

[7] Joseph E. Stilgitz, op. cit. p. 205 ; dans cet ouvrage Stilgitz fustige le système économique actuel en des termes cinglants, après la grande crise de 2008, il évoque les abus et la tromperie du néolibéralisme, osant même titrer sur le « déclin de l’influence américaine ».

[8] Ceci ouvrait deux décennies de dictature par Augusto Pinochet (1974-1990). Lire John Dinges, The Condor Years, how Pinochet and his allies brought terrorism to three continents, New York, The New Press, 2004

[9] Entretien publié samedi 11 juin dans la Folha de Sao Polo.

[11] Voir « Should Brazil’s Olympics be moved or become a site of Protest ? » on Democracy Now, 01.06.2016.

[12] En 2008, ce massacre n’avait encore fait l’objet d’aucune excuse officielle de la part des autorités de l’époque. Lire : Joëlle Stolz, « Le massacre de Mexico en 1968, symbole de l’impunité » in Le Monde, Amériques, 02.10.2008, sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/10/02/le-massacre-de-mexico-en-1968-symbole-de-l-impunite_1102255_3222.html

[13] Will Carless, « Brazil’s Black Lives Matter’ Struggle – even deadlier » on PRI, 03.11.2015 http://www.pri.org/stories/2015-11-03/brazils-black-lives-matter-struggle-even-more-dire ; Le mouvement est au contraire attaqué dans le Wall Street Journal comme une « fiction », sur Heather McDonald, « The Myths of Black Lives Matter » on WSJ, 11.02.2016, http://www.wsj.com/articles/the-myths-of-black-lives-matter-1455235686

[14] Brandon Ellington Patterson, « Homeland Security is tracking Black Lives Matter. Is That Legal ? » sur Mother Jones, 30.07.2016. Pour un rappel de la nature des programmes de surveillance des mouvements des droits civiques lire : Nelson Blackstock, Cointelpro, the FBI’s Secreat War on Political Freedom, New York, Pathfinder Book, 1990 (2nd) et James Kirkpatrick Davis, Spying on America, The FBI’s Domestic Counterintelligence Program, New York, Praeger, 1992.

[15] La pratique aurait pu débuter bien plus tôt, et il est probable que les Jeux de Londres aient été touché par de telles pratiques. En plus du département d’Etat, c’est Interpol qui s’est saisi de l’affaire. Voir https://www.theguardian.com/sport/2015/nov/09/wada-iaaf-russia-dick-pound-banned

[16] Voir l’entretien avec George Vigarello, « La religion des Temps moderne » in Les collections de l’Histoire, Les Jeux Olympiques d’Athènes à Pékin,  no40, Juillet-Septembre 2008, pp.86-90.

[17] Pour la chronologie des événements, voir le site de l’IAAF : http://www.iaaf.org/news/press-release/rusaf-suspension-and-reinstatement-timeline

[18] « IOC backs IAAF decision to uphold Russian athlete ban » sur Reuters, 18.06.2016, http://www.reuters.com/article/us-sport-doping-athletics-russia-idUSKCN0Z40FR 

[19] Jérôme Gygax, op.cit., pp.305-306

[20] Rebecca A. Ruiz, « Justice Department Opens Investigation Into Russian Doping Scandal » in New York Times, 17.05.2016

[21] Voir « Une offensive judiciaire globale » sur la Fondation Respublica, 11.03.2016 http://www.fondation-res-publica.org/Une-offensive-judiciaire-globale_a950.html et Ronnie D. Lipschutz, The Constitution of Imperium, London, Paradigm, 2009

[22] « Putin speaks against attempts to politicize sports » in Tass, Russian News Agency, 17.06.2016.

[23] En 2011, NBC a investi  $ 4.4 milliards dollars pour les droits TV aux USA jusqu’en 2020 ; après quoi la période de 2021 à 2032 est couverte pour la somme de $7.75 milliards.

[24] « Rio 2016 : Goldie Sayers says she considered Olympic withdrawal » BBC Sport, 25.05.2016 ; Ben Rumsby, « Russia’s allies may boycott Rio 2016 if there is a ban but it’s a price worth paying, says UK Athletic chief » in The Telegraph, 14.06.2016.

[25] Rappelons que Juan Antonio Samaranch qui avait présidé à cette transformation de l’olympisme vers l’acceptation des nouvelles formes de commercialisme écrivait au président de l’USOC en juin 1986 : « Le CIO déclare s’opposer à toute compétition organisée par le « World of business » dans lequel l’argent en circulation sert seulement à enrichir les entrepreneurs et ne profite pas au sport et aux sportifs. » (on relèvera le « seulement »). Lire Christopher R. Hill, Olympic Politics, Manchester, Manchester University Press, 1992 ; voir aussi Patrick Clastres, « La face cachée du CIO » dans Les collections de l’Histoire, op. cit. pp.74-77.

[26] Eddie Pells, « USOC leader : Flawed anti-doping system needs attention » in Business Insider, Associated Press, 20.05.2016.

[29] Mike Adams, « Confirmed : Zika Virus can be purchased over the internet ; origins linked to Rockefeller Foundation » sur Natural News, 07.02. 2016, http://www.naturalnews.com/052896_Zika_virus_Rockefeller_Foundation_purchased_online.html , on rappellera le rôle joué par la fondation dans l’effort de guerre froide et la fonction des deux frères David et Nelson dans la guerre psychologique contre l’URSS.

[30] Le site : http://www.defenddemocracy.org/ , Dr Ottolenghi a été directeur du Transatlantic Insitute avant de rejoindre la Fondation ; voir également le média aligné sur le candidat D. Trump, « Billion Dollar Terrorism Cells expand in Central America » on Alex Jones Channel, 08.06.2016 https://www.youtube.com/watch?v=_maRmFTplHA

[31] Une question saisie par le blog Politifact, qui nie de telles allégations, voir Anthony Cave, « Is ISIS crossing the U.S.-Mexico border ? » in Poltifact Arizona, 10.03.2016, http://www.politifact.com/arizona/statements/2016/mar/10/jeff-dewit/isis-crossing-us-mexico-border/

[32] Le président venezuélien Nicolas Maduro, successeur d’Hugo Chavez n’a pas caché qu’il voyait la situation actuelle comme une conséquence de l’hostilité des Etats-Unis et des tentatives de déstabilisation menée contre son pays. Lire James Bloodworth, « The Chaos in Venezuela is being welcomed at the top » in The New Statesman, 6 juin 2016,

[33] On parle d’une facture totale réelle de $20 millards pour Rio, doublant les dix milliards du budget initial.

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