Antoine Verdon

ENTREPRENEUR ET INVESTISSEUR, ZURICH

Antoine Verdon crée sa première société, Sandbox SA, après des études de droit à Fribourg et à Saint-Gall, puis dirige un fonds d'investissement basé à Zurich, actif dans les fintechs. Il conseille actuellement plusieurs banques en matière de digitalisation et lance un nouveau projet à l'intersection de la technologie et du secteur juridique. En 2010, il est nommé par le magazine L'Hebdo parmi les « 100 personnalités qui font la Suisse romande ».

Productivité #1: Pareto et moi

En suivant le Sandbox Hangout de cette semaine sur la productivité, je me suis mis à établir une liste de ce que j'avais appris en la matière au cours des dernières années.

Cet exercice m'a fait penser que j'avais récemment négligé cette chronique et je me suis décidé à la réactiver en partageant avec vous quelques-uns de ces éléments. Un seul billet serait trop court pour parler de tous les thèmes qui me viennent à l'esprit: optimiser ses emails, ses meetings, créer des habitudes, des task lists, connaître son niveau d'énergie, etc. Je vais donc commencer une petite série d'articles en essayant aujourd'hui de définir ce que la productivité signifie pour moi, avant de passer à des considérations plus concrètes.

Au contraire de nombreuses personnes, je ne vois pas la productivité comme la capacité d'accomplir un très grand nombre de tâches dans un temps défini, mais celle d'accomplir les bonnes tâches, celles qui me font réellement faire des pas en avant dans mes projets.

Chaque matin, quand je prépare ma journée, j'essaie de visualiser le plus concrètement possible les objectifs que je veux atteindre. C'est ce qui me permet de faire le tri entre ce qui est urgent et ce qui est vraiment important. Il y a une sorte de principe de Pareto: 20% des tâches que l'on accomplit nous amènent à 80% de nos objectifs, nous font faire de grands bonds en avant. Inversément, 80% du temps que l'on passe sur des projets ne nous fait pas réellement avancer.

C'est ainsi qu'on peut travailler 16 heures par jour sur un projet en gérant des urgences sans faire de réel progrès, alors qu'en identifiant les bons éléments, on devrait être à même d'accomplir un 9 to 5 ordinaire en seulement 4 heures de travail quotidien (Tim Ferriss, lui, dit qu'on peut faire de même en seulement 4 heures par semaine).

Identifier les éléments qui nous font progresser est une chose, encore faut-il effectivement accomplir ces tâches importantes, qui sont généralement aussi les plus difficiles (écrire un concept, faire un téléphone désagréable). Multiplier ce genre de tâches est décourageant et le résultat est souvent que l'on finit par donner la priorité aux tâches urgentes en reléguant les tâches importantes au lendemain. C'est pourquoi, chez Sandbox, chacun définit une (et une seule) "do or die task" en arrivant au bureau et l'inscrit sur un tableau: une chose qui, si on l'accomplit, nous donnera le sentiment d'avoir progressé. Le fait de la communiquer crée une pression du groupe et nous aide à avancer.

Chacun est différent et la productivité est sans aucun doute un thème important pour les lecteurs de Bilan - quelle est votre expérience en la matière? N'hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires, je me réjouis de lire votre avis. Dans un prochain post, je partagerai quelques idées sur la gestion des emails.

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