Christophe Barman

CO-FONDATEUR DE LOYCO SA

Diplômé de l’école des HEC en Management (MSc, Lausanne et Innsbruck), Christophe Barman a débuté sa carrière dans le courtage en Assurances à Vancouver, puis dans un cabinet de consulting en communication et réorganisation d’entreprises à Genève.

Il entre en 2004 au sein d’une entreprise de service genevoise qu’il dirigera du 1er janvier 2010 au 1er avril 2013. Sous sa houlette, celle-ci devient leader en Suisse romande pour le Conseil en Risk Management, le conseil en assurances et l’Outsourcing RH, avec 15 millions de chiffre d’affaires et 85 collaborateurs.

Christophe est l’un des co-fondateurs de Loyco SA, modèle d’affaires précurseur dans le domaine du soutien administratif aux organisations, qu’il dirige depuis sa création en 2013.

A titre personnel, Christophe s'investit beaucoup dans le domaine associatif. Au niveau sportif, il est président du Ski Club Meinier et de l'association faîtière du ski genevois Genève Snowsports, vice-président de Ski Romand, membre de l'advisory board du Servette FC et de Special Olympics Switzerland. Il est également président du prix de développement durable IDDEA et membre de l'association humanitaire Friends International Switzerland.

Premier «cat bond» en francs suisses: du tremblement de terre bernois dans votre portefeuille!

La société Guy Carpenter basée à Londres annonce l’émission du premier « cat bond » - entendez « obligation catastrophe » - en francs suisses pour le compte de la compagnie d’assurances bernoises Gebäudeversicherung Bern (GVB). La compagnie suisse alémanique, en charge de l’assurance obligatoire des bâtiments sur le canton, fait ainsi figure d’établissement cantonal précurseur.

Encore peu connu dans nos contrées, le « cat bond » constitue pourtant un puissant outil de financement des risques et une opportunité à saisir pour les investisseurs institutionnels ou privés. Si les modèles peuvent varier, le concept de base est simple : l’assureur, réassureur ou compagnie privée qui souhaite transférer ses risques financiers liés à une catastrophe naturelle, émet des obligations - généralement au travers d’une banque d’investissement - dont le coupon dépend de la réalisation ou non du risque. En d’autres termes, si le sinistre survient, l’investisseur perdra tout ou partie de son investissement qui servira au remboursement du dommage.

En ce contexte actuel de taux bas, les obligations catastrophes permettent d’obtenir des rendements intéressants ainsi qu’une bonne diversification des risques. Contrairement aux marchés traditionnels, ils ne sont en effet quasiment pas soumis aux risques systémiques, un tsunami au Japon n’ayant à priori et jusqu’à preuve du contraire aucune corrélation avec un ouragan en Floride.

Selon l’Agefi, la plus grosse émission 2014 (portant sur le risque d’ouragan) a été celle d’un montant de 1,5 milliard de dollars par Citizens Property Insurance Corporation, dont le propriétaire est l’Etat de Floride. Le taux d’intérêt variable (payable trimestriellement) de cet emprunt correspondait à celui des bons du Trésor américain plus 7,5%. Au moment de cette émission, le spread (différentiel) de taux était plus du double de celui d’emprunts d’entreprise comparables (dans le domaine de rating single-B).

Estimé à 21.7 milliards de dollars par Munich RE au deuxième trimestre 2014, le marché des papiers valeurs émis par des sociétés d’assurance (insurance linked securities, ILS) est promis à un bel avenir. L’évolution du cadre réglementaire, l’accroissement mondial des besoins en capacité et les contraintes de marché pousseront les entreprises d’assurance et de réassurance à se tourner de plus en plus vers ces solutions alternatives de financement du risque. Pour les seuls Etats-Unis, dont les zones côtières sont fréquemment menacées par les cyclones ou les tremblements de terre, l’on estime entre 300 et 500 milliards de dollars les déficits en couverture.

Investisseurs, il est peut-être temps de mettre un peu de tremblement de terre bernois dans votre portefeuille.

 

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