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Journaliste

Licencié en économie (Université de Genève), journaliste indépendant spécialisé en télécommunications, économie et investigation notamment avec des enquêtes sur le blanchiment d’argent et les escroqueries financières, Luigino Canal a été pendant 15 ans le correspondant en Suisse pour le quotidien économique français «Les Echos». Il a collaboré avec de nombreux médias suisses et italiens (Corriere della Sera, l’Espresso). Il se concentre désormais sur les grandes fortunes. Il participe depuis 15 ans à l’élaboration du classement de Bilan des 300 plus riches de Suisse.

Pour attirer les grandes fortunes, Singapour se positionne sur le marché de l’art

Disparition programmée du secret bancaire, quasi échange automatique d’informations avec les fiscs étrangers, multiples affaires qui ébranlent la crédibilité des banques suisses, jour après jour, la forteresse financière helvétique perd une pierre. Attaqué de toute part, le secteur de la gestion de fortune va devoir lutter pour assurer son avenir.

Et la concurrence étrangère multiplie les stratégies pour attirer les clients. Ainsi Singapour est en train de se positionner comme un acteur de poids sur le marché de l’art. Foires d’art contemporain, musées, résidences pour les artistes, le quotidien français «Les Echos» révèle que l’Etat singapourien a investi un milliard d’euros en cinq ans dans le secteur culturel. Il a surtout dépensé 100 millions de dollars pour se doter d’un impressionnant port franc pour les œuvres d’art. Situé juste à coté de l’aéroport, ouvert 7 jours sur 7, il dispose d’une surface de 30 000 mètres carrés.

Assez pour faire concurrence aux 50 000 m2 du port franc de Genève. Ironie, c’est la société suisse Natural Le Coultre qui gère ce lieu. Cette entreprise familiale est le numéro mondial des ports francs pour les œuvres d’art. Elle est aussi le principal opérateur du port franc de Genève.

Résultat, la 3ème foire Art Stage qui vient de se conclure dans la ville a attiré les riches collectionneurs. Pour l’instant ce sont surtout des asiatiques, mais vu le fort potentiels de croissance de la région, les grandes fortunes du reste du monde ne devraient pas tarder à suivre le mouvement. Cet engouement pour l’art de la ville-Etat n’est pas innocent. Singapour attire ainsi les milliardaires qui souhaitent investir une partie de leur argent dans ce secteur. Des riches qui vont bien évidemment être incités à faire gérer leurs avoirs par les banques de la place.

 

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