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FONDATEUR DES EDITIONS ALPAGA

Editeur, journaliste indépendant et spécialiste en communication, Sébastien Ladermann est passionné de gastronomie et de voitures anciennes notamment. Deux thèmes qui l’inspirent au quotidien dans ses diverses activités, au point de nourrir une intense réflexion sur l’art de (bien) vivre et d'avoir consacré aux plus prestigieux chefs de cuisine lémaniques un ouvrage novateur (Portraits (intimistes) de chefs, paru aux Editions Alpaga) préfacé par F. Girardet, Ph. Rochat et G. Rabaey.

Porsche 911 2.2 S - Une classique éternelle

Parmi la longue lignée des 911 - de 1963 à nos jours - d'innombrables versions se sont succédées. Les premières séries - appelées «classiques» - bénéficient d’une ligne très sobre et fluide reconnaissable entre toutes. Pas d’artifice aérodynamique, de petits pare-chocs et rétroviseur (un seul et tout rond!) chromés, l’élégance même. Lorsque le fameux sigle «S» apparaît sur le capot arrière de l’une d’elles, on touche au mythe que les collectionneurs s’arrachent aujourd’hui.

Le spécimen illustrant cet article est doté d’un moteur de 2195 cm3 respirant une santé éclatante. Parfaitement réglé, il ne rechigne pas à affronter les affres de la circulation quotidienne. La route se libère? Ecoutez-le monter joyeusement dans les tours, car c’est là qu’il se sent à l’aise. Passé la barre des 5’000 tr/min, il hurle son bonheur dans un son métallique inimitable. Un vrai pousse-au-crime!

La précision de la direction et le guidage du train avant surprennent en (très) bien, permettant d’inscrire très proprement l’auto en courbe. Le freinage demande certes un mollet musclé, mais l’efficacité est au rendez-vous. La boîte - grille inversée avec 1ère en bas à gauche - permet de passer facilement (à défaut de rapidement, les débattements s’avérant un peu longs) les vitesses, l’embrayage étant quant à lui très progressif.

Bien que parfaitement construit et agencé (merci la rigueur et l’ergonomie germaniques), l’intérieur frise la neurasthénie... Aucun risque de fausse note chromatique, le noir est de rigueur! On y retrouve néanmoins avec plaisir le fameux tableau de bord aux cinq cadrans, regroupant toutes les informations nécessaires.

L’agrément de conduite laisse songeur. On se dit que les ingénieurs de Stuttgart ont distillé un mélange subtil et rare, permettant aussi bien d’aligner des performances de premier ordre pour l’époque sur circuit (et autres terrains de jeu) le weekend (Ferrari et sa 246 Dino, essayée il y a peu, étaient en ligne de mire) et de se rendre sur son lieu de travail en semaine.

Cette classique éternelle (aussi fiable qu’indémodable) représente aujourd’hui encore un compromis particulièrement pertinent et judicieux pour qui souhaite acquérir - sans risque de décote - une voiture de caractère, à l’entretien aisé, avec laquelle prendre part à des épreuves historiques (un trip master est déjà installé). Gentlemen, start your engines!

Voiture mise gracieusement à disposition par www.carugati.ch

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