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FONDATEUR DES EDITIONS ALPAGA

Editeur, journaliste indépendant et spécialiste en communication, Sébastien Ladermann est passionné de gastronomie et de voitures anciennes notamment. Deux thèmes qui l’inspirent au quotidien dans ses diverses activités, au point de nourrir une intense réflexion sur l’art de (bien) vivre et d'avoir consacré aux plus prestigieux chefs de cuisine lémaniques un ouvrage novateur (Portraits (intimistes) de chefs, paru aux Editions Alpaga) préfacé par F. Girardet, Ph. Rochat et G. Rabaey.

Porsche 356 Speedster - Une voiture d’esthète

2013 représente pour Porsche et son modèle emblématique - la 911 - une année particulière, jubilé oblige. La presse spécialisée s’en est largement fait l’écho, oubliant bien souvent au passage que l’esprit de la marque apparaît déjà très distinctement - et de manière bien plus évidente que dans certains modèles qui suivirent - avec l’illustre 356. Retour aux sources avec un rare Speedster T2 de 1958.

Sculpteur et designer à ses débuts, Paul exerce désormais en qualité d’architecte d’intérieur et de créateur de mobilier. Ce n’est donc pas un hasard si sa quête du beau l’a conduit à acquérir récemment ce qu’il juge comme étant la plus désirable des créations du constructeur de Zuffenhausen.

Perfectionniste dans l’âme, il a depuis son achat procédé à de nombreux travaux: peinture (et ses innombrables couches pour conférer de la profondeur à la teinte), moteur et intérieur (refait entièrement par un ancien d’Hermès dont je vous reparlerai bientôt), tout y passa.

Le résultat? Particulièrement réussi!

A l’arrêt déjà, chaque détail de cette icône automobile - mêlant habillement fonctionnalité, épure et esthétisme - flatte l’oeil. Rien de trop, rien qui ne manque vraiment. Bien sûr, certains éléments de confort et de sécurité s’avèrent sommaires ou absents (manette de chauffage au sol du type on/off - mais qui s’en plaindra vraiment dans un cabrio de cette époque? -, pas de ceintures de sécurité), mais comment résister à l’envie de monter à bord?

Au volant, le subtil équilibre du modèle apparaît de manière plus évidente encore: le poids très contenu - 760 kg - et un châssis particulièrement rigide pour l’époque permettent au moteur - d’une puissance modeste, 60 ch - une belle vivacité. Certes, la balade demeure aujourd’hui - pour une automobile dont la valeur a doublé en quelques années seulement! - préférable à l’attaque, mais l’ensemble s’avère très vivant et joueur. Les sensations sont franches et le bonheur de rouler en ancienne bel et bien palpable.

Reste la question fondamentale: est-ce bien raisonnable d’investir plusieurs centaines de milliers de francs suisses dans une automobile de ce type? D’un point de vue purement financier, il ne fait aucun doute que ceux qui ont franchi le pas voici 5 ans peuvent espérer une coquette plus-value à la revente. Reste à savoir combien d’entre-eux sont prêts à se séparer de ce monument de l’histoire automobile. L’évolution de la cote semble indiquer qu’ils s’avèrent peu nombreux... et fort attachés à leur bien!

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