Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

Populistes: leur ami, c’est la finance

Les leaders populistes ont bien retenu la leçon de démagogie donnée par François Hollande en 2012: «Mon ennemi, c’est la finance.» Inlassablement, ils jettent «les meurtriers de Wall Street» ou les «visages de l’oligarchie financière» à la vindicte des électeurs. Passons sur le fait que ces candidats antiriches ne sont souvent pas exactement pauvres pour observer à quel point «la finance», si tant est qu’il soit possible de donner une personnalité à une entité aussi diverse, n’est pas revancharde. 

Après le rally boursier qui a suivi l’élection de Donald Trump, Satyen Mehta, manager du hedge fund Neon Liberty Capital à New York, s’est intéressé à la performance des marchés actions des pays qui ont élu des leaders issus de mouvements populistes de la Pologne aux Philippines. Sur trois ans, le retour sur investissement est en moyenne de 155% avec des pointes à 250% pour la Thaïlande de Thaksin Shinawatra et de 300% pour la Turquie d’Erdogan. Les leaders populistes de gauche sont encore mieux pour la bourse que ceux classés à droite avec un gain moyen de 221% contre 122% sur trois ans. 

L’explication tiendrait à l’injection d’argent dans l’économie qui suit l’arrivée de ces politiciens. Toutefois, si l’effet boursier est durable avec des performances de 355% à 5 ans, il s’accompagne systématiquement d’une augmentation équivalente de dettes. Si bien qu’en définitive la bulle populiste crève comme toutes les autres pour cause de surendettement. 

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