<p>Entrepreneur</p>

Patrick Delarive est un entrepreneur vaudois actif dans la gestion de fortune, l'immobilier et le showbiz.

Philippe Morax, l'homme qui a fait doubler l'audience du matin sur LFM

Je vous présente celui qui réveille tous les matins plus de 120'000 d’entre-nous qui débutons notre journée en écoutant LFM. Philippe Morax a cette particularité de se lever tous les matins à 4 heures. Cela lui permet sans aucun doute d’éviter les embouteillages dont il nous informe au cours de La Matinale dont il est le producteur et l’animateur. Depuis son arrivée aux commandes de cette tranche horaire, l’audience n’a cessé de croître, au point de doubler en six mois. Sur les ondes depuis des années, il a des auditeurs fidèles qui le suivent au fil de ses changements professionnels mais il a aussi eu le courage d’adopter une nouvelle formule dans le paysage audio-visuel. « Visuel », avez-vous dit ? Je vais y revenir.

La formule qu’il a imaginée et osée, c’est d’avoir à ses côtés tous les matins des chroniqueurs différents qui partagent l’antenne avec lui sur des sujets spécialisés. En ce faisant, il est sorti de sa zone de confort généraliste pour rentrer dans des territoires difficiles et parfois même inconnus. Ça a payé. Il est le fil conducteur et la référence de tous les matins mais il ne cesse de vouloir apporter à ses auditeurs de nouvelles thématiques variées de la vie de tous les jours. Revenons au visuel. La Matinale de LFM est la seule radio romande a être intégralement filmée et diffusée en direct sur le web et dès le mois de mars sur une chaîne de télévision.

Mais c’est avant tout la très grande expérience de Morax - comme il aime se faire appeler - qui explique son succès. Mais comment devient-on animateur ? Je vais aussi tenter de découvrir quel a été le facteur déclanchant d’un choix de vie professionnel. Morax fait de la radio depuis l’âge de 10 ans, il y a 32 ans. Alors que ses copains jouent au bac à sable ou au cow-boys et indiens, lui a installé un « studio » fictif dans sa chambre. Il joue à l’animateur, souvent seul. Quelques années plus tard, les hormones commençent à faire leur effet sur notre préado. Il décide alors d’organiser sa première boum. Il invite ses copains et copines qui répondent positivement mais le jour-J personne ne se présente. Il se retrouve seul, en larmes devant des litres de Sinalco et des kilos de Chips. C’est les vacances scolaires. Son papa au travail chez Bobst et sa maman occupée, c’est seul qu’il affronte sa première épreuve.

C’est alors que son attention est attirée par une émission de radio qu’il écoute distraitement. Sur la Radio Suisse romande sur l’heure de midi, le lendemain de la boum avortée, c’est son chroniqueur du vendredi d’aujourd’hui, Jean-Charles Simon qui amime l’émission 5 sur 5. Ce jour-là, il y a appel à des questions d’enfants. Cette annonce suffit à Morax-au-fond-du-bac de prendre le combiné PTT et d’appeler la radio. Jean-Charles Simon le pris à l’antenne sur laquelle Morax raconte sa boum ratée. Touché par l’histoire et par le courage du garçon, Jean-Charles Simon l’invite à passer la journée du lendemain à la radio. En sortant, Morax sait. Il deviendra animateur-radio et rien d’autre.

A son choix, son papa lui dit qu’il faut quand même qu’il fasse un « vrai métier ». Morax s’ennuie à l’école primaire et en primsup à Bussigny et se réfugie dans la musique, l’enregistrement de fausses émissions, un groupe rock et une fanfare. Il se lance dans un apprentissage d’opérateur-projectionniste, techicien du film à la Cinémathèque Suisse sous la direction de Buache. Il décroche quelques années plus tard le tout dernier CFC de ce métier disparu. Il a un presque-vrai-métier. Et il enchaîne jobs sur jobs avec plein d’anecdotes. RTN puis Radio-Acidule devenu Lausanne FM pour débuter avant de se faire appeler par NRJ - la consécration – où il travaille 6 ans. C’est ensuite sur les ondes de Rouge FM qu’il officie avant de prendre son job actuel. Morax a inconstanblement réussi « dans la vie ».

Mais qu’en est-il de « sa vie ». Il se raconte. « Je n’ai pas vécu de manière monacale mais j’ai fait le choix de contruire ma vie lorsque je l’ai vraiment senti ». C’était il y a 4 ans au moment de sa rencontre avec Ana qu’il a épousée. Ensemble ils élèvent leurs enfants. Son beau-fils de huit ans qu’il considère comme son fils et la petite de 18 mois qu’ils ont eu ensemble. Et le life-balance c’est comment en se réveillant tous les jours au milieu de la nuit pour aller travailler ? «C’est une décison commune à 100 %, ce n’est pas possible autrement.» Répond l’arrière-petit-cousin de Réné Morax, le fondateur du célébre Théatre du Jorat. Et de préciser qu’en début de soirée avec 15 heures dans le jambes, il voudrait bien pouvoir être fatigué et un peu irritable mais que d’une part c’est son choix de vie et que, d’autre part, sa femme a … du caratère !

 

NDLR: Patrick Delarive participe régulièrement à l'émission matinale de Philippe Morax. 

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