Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

PARIS/La FIAC annonce la couleur pour octobre. La foire entend frapper fort

Crédits: AFP

On ne sait toujours rien sur la Biennale des Antiquaires (dites plutôt aujourd'hui "Biennale Paris"), qui doit se dérouler au Grand Palais du 8 au 16 septembre. C'est tard pour communiquer. On en est resté à 85 exposants, hélas non nommés, en mai 2018 et à une scénographie de Jean-Charles de Castelbajac, ce qui fait assez peur. Le site de l'organisation reste si sibyllin que d'aucuns vont déjà colporté à Paris des rumeurs d'annulation. Les 85 participants resteraient en partie à trouver... 

En revanche, la FIAC, qui se déroulera au même lieu du 18 au 21 octobre, clame haut et fort ses ambitions. Dirigée artistiquement depuis 2003 par la Néo-Zélandaise Jennifer Flay, la manifestation n'entend pas se contenter de la seule nef vitrée. Bien sûr, son centre se situera là. Il y aura 193 galeries, dont trois proviennent de pays nouveaux: la Grèce, le Pérou et l'Irlande. Quinze opéreront aussi leur retour, dont deux poids lourds basés en Suisse avec des ramifications un peu partout. Je veux parler de Hauser & Wirth et de Gmurzyska. Il y aura dix-sept nouvelles arrivées. Là pas de Suisses, mais des Chinois, des Américains et des Scandinaves. Le secteur «design» se réduira à cinq noms très (et à mon avis trop) parisiens.

Du parvis à la Concorde 

La FIAC se déploiera donc aussi ailleurs. Cela commencera par le parvis. Cette année encore, l'avenue Winston Churchill se verra fermée à la circulation, ce qui permettra d'installer une quarantaine de pièces pour FIAC Projects entre le Grand et le Petit Palais. La sélection sera opérée par le Neuchâtelois Marc-Olivier Wahler, que l'on a connu au CAN de sa ville (un centre qui change cet automne d'équipe, j'en profite pour le dire) et au Palais de Tokyo. Un temps pressenti pour reprendre le Mamco, l'homme dirige aujourd'hui l'Eli et Edythe Broad art Museum de la Michigan State University. 

Plus loin, il y aura des choses «hors les murs». En collaboration avec le Louvre, la FIAC présentera une vingtaine d’œuvres au Jardin des Tuileries. Je rappelle qu'il y avait eu à ce sujet un scandale l'an dernier, l'une des pièces choisies pouvant faire penser (de très, très loin) à une sodomisation. Rebecca Warren sera brièvement présente sur l'autre rive au Musée Delacroix. Le duo Elmgreen et Dragset investira la place Vendôme. Il y aura aussi un «parcours architectural» avec des choix historiques et contemporains place de la Concorde. Il s'agira d'«un village éphémère en plein cœur de Paris». Vous pouvez encore ajouter des projections, des conférences et des performances. Il s'agit de ne pas perdre son temps... et de faire comme Art/Basel.

Pratique

Site www.fiac.com

Photo (AFP): Une pièce de Patrick Saydour aux jardin des Tuileries en 2017.

Texte intercalaire.

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