Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

PARIS/La Biennale des Antiquaires a été un bide public début septembre

Crédits: AFP

Je serai bref. Ainsi commençaient jadis les plus longs discours. Non, pas ici. Je dirai juste quelques mots sur la conclusion de la Biennale des Antiquaires de Paris, qui s'est tenue du 10 au 18 septembre. J'ai trop souvent trouvé anormal que, dans la presse, les histoires ne trouvent en général aucune conclusion. 

Eh bien, les choses ne se sont pas bien passées. Comme prévu, du reste. La Biennale n'a accueilli que 30'000 visiteurs contre 75'000 en 2014 (cette dernière durait deux petits jours de plus). Et encore faut-il lire les chiffres! Il y a eu beaucoup, beaucoup d'invités, dont ceux du vernissage. Le nombre de billets vendus tournerait du coup autour de 22'000. La faute en est aux attentats qui auraient fait fuir les Américains, que leurs assurances ne couvrent plus (1). Il y avait pourtant pas mal d'Anglo-Saxons, début septembre, au Parcours des Monde sur la Rive gauche...

Un trou dans la caisse

L'autre cause de cette mauvaise fréquentation serait l'absence des grands bijoutiers, qui faisaient venir leurs grands clients tout en attirant les foules. Les récentes affaires (de faux meubles) se voient aussi incriminées. Il y aurait du coup (chiffre non confirmé) un trou de 2,5 millions d'euros dans la caisse du Syndicat national des Antiquaires, organisateur de cette manifestation désormais annuelle. Peut-être faudrait-il la replacer dans le cadre moins prestigieux, mais à mon avis plus efficace, du Carrousel du Louvre, utilisé par la Biennale pendant les travaux du Grand Palais. 

Côté affaires, on ne sait bien sûr pas grand chose. Personne ne dit jamais avoir pris un bouillon. Certains des exposants, plus nombreux cette année qu'en 2014, ont apparemment tiré leur épingle du jeu, comme Yann Ferrandin, qui exposait parallèlement chez lui au Parcours des mondes. 

Le paradoxe est que la Biennale a été en général bien accueillie. Plus sérieuse. Plus diverse. Moins tapageuse. Moins médiatique aussi. Alors que faire en en 2017? Réponse dans quelques mois.

(1) Notez que quand on est mort, les assurances...

Photo (AFP): L'entrée de la Biennale de septembre 2016, au Grand Palais.

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