Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

Où sont les idées pour dynamiser Genève?

Cessons de jouer aux enfants gâtés !

L’économie montre des signes de ralentissement. RIE III sème les plus grands doutes sur les capacités fiscales des cantons. Les dettes sont abyssales. Genève affiche, en 2015, 15 milliards d’emprunts. Plus d’impôts ou un Etat plus maigre, c’est un choix politique minable !

Le débat de poulailler reste stérile... Mais que vient faire l’immobilier ici ?

L’Etat loue CHF 650.-/m2 des bureaux mal placés à la Jonction. Un prix de centre-ville. La durée pour relouer les bureaux s’allonge. Le total de surfaces commerciales vacantes augmente à Genève. Le week-end dernier, dans la Tribune de Genève, une annonce paraît pour la location de 50’000m2 de bureaux sur la nouvelle gare CFF des Eaux-Vives. Et d’autres gares vont voir le jour prochainement.

Pourquoi ne pas regrouper tout l’Etat en un seul endroit ? Je vous laisse imaginer les économies d’échelle et de communication. La HEAD, machine à réfléchir, elle, l’a bien compris. Elle va déplacer toutes ses activités dans un nouveau campus

Une économie d’échelle permet de réduire le budget de fonctionnement de l’Etat. Les grandes entreprises se restructurent et regroupent leurs activités. En revanche, l’Etat reste immobile en conservant les bureaux du Conseiller d’Etat du DALE en Vieille Ville et son Département à la Jonction.

Et où sont les idées pour dynamiser Genève et augmenter les rentrées fiscales? Florence, 16'000'000 de visiteurs par an pour 362'000 habitants. Genève, 962'000 visites par an. Avec ces visiteurs, ce sont des recettes et de l’impôt pour financer infrastructures et social.

Un nouveau centre muséal ? NAN ! Un aéroport plus dynamique ? NAN ! Un développement de la rive gauche avec une traversée ? NAN ! Un commerce plus dynamique ? NAN ! Plus et mieux construire ? NAN ! Financer de nouveaux P+R ? NAN ! Enlever les voitures des rues pour les mettre sous terre ? NAN ! Accepter et développer le Grand Genève ? NAN !

Comment financer alors les infrastructures et le social ? Moins d’Etat ou plus d’impôt ! C’est pauvre et stérile au XXIème siècle.

Chacun a une bonne raison pour dire NAN, et cela paralyse tout, tout le temps.

Sans chercher une comparaison avec le Guggenheim de Bilbao ou la Tate de Londres, à Coire, les édiles et la population l’ont bien compris récemment. Ce dynamisme doit donner à réfléchir à tous ceux qui tentent par tous les moyens de conserver l’immobilisme.

A l’approche de Noël, il est permis de rêver.

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