Giussoni Olivia

SPÉCIALISTE COMMUNICATION ET PUBLICITÉ

Olivia Giussoni est la fondatrice de Synapse Lab, une société de conseils et formation dont le but est d’aider les entreprises, notamment dans l’élaboration de leurs stratégies de communication ou stratégies média, analyses de cibles, analyses de concurrence et mise en place de leurs campagnes publicitaires.

Passionnée par les divers aspects de la communication et des médias et forte d’une expérience de près de quinze ans dans ces domaines, elle a longtemps occupé des postes de direction dans des régies publicitaires ou en agence média. Titulaire d’un Master en Langue et Civilisation allemande ainsi que d’un Postgrade en Marketing & Communication, elle est aussi intervenante de cours et experte au Brevet Fédéral pour les Spécialistes en Communication.

Il n’y a pas d’urgence, il n’y a que des gens pressés.

Moi aussi je suis pressée….aujourd’hui, hier, demain , tout le temps…Et je passe ma vie à courir, à ne pas avoir le temps. Comme vous, n’est-ce pas ?

Est-ce la période de fin d’année qui veut cette nécessité ou tout simplement la société qui nous le fait croire… 

Et puis, de temps en temps, je prends conscience de cette course effrénée. Ou mène-t-elle ? Y at-il vraiment une destination ou un but ? Pourquoi ne pourrais-je tout simplement pas appuyer sur la touche « pause ». Arrêt sur image, on respire, on profite, on vit ! 

Ce temps à un goût complètement différent, je ne savais pas que la vie pouvait offrir tant de saveurs, tant je ne savais pas ouvrir les yeux pour les saisir…

Je viens de lire cet article de Shane Rodgers, un australien qui m’était inconnu jusqu’alors.. et qui a écrit des conseils qu’il aurait aimé se souhaiter à lui-même à l’âge de 25 ans ( il a passé la barre de la cinquantaine). Concept intéressant que de se souhaiter des choses à soi-même à posteriori mais là n’est pas la question. 

16 points … aussi vrais les uns que les autres. Sur le fait qu’une carrière doit être un marathon et non Sprint, sur ce qui est important lors d’une ascension professionnelle, sur les erreurs à ne pas commettre et les priorités à mettre en place. 

Il mentionne par exemple le fait de ne pas oublier d’allouer du temps à nos enfants lorsqu’ils sont petits ; que le management est une affaire de personnes, pas de choses... (j’aime bien celle-ci, il faudrait la coller sur le bureau de nombreuses personnes) ou encore de ne pas travailler pour des « horrible bastards ». « Life is way too short to tolerate really bad bosses. If you find yourself working for one, unless you are desperate or starving, start looking for a new job. Immediately. “ 

Je ne suis pas certaine que tous ces conseils pourtant justes et avisés puissent être suivis Stricto sensu, surtout lorsque l’on a 25 ans. 

Pourquoi, me direz-vous. Après tout un conseil est toujours bon à prendre. Certes ! Mais sera-t-il compris pour pouvoir être suivi, rien n’est moins sûr.

Car l’essence même des choses réside selon moi dans l’expérience. 

L’expérience que l’on acquiert au fils du temps. Ces mêmes erreurs que l’on répète avant d’avoir vraiment compris pour apprendre.

Et dans nos métiers, c’est exactement la même chose. Est-ce que mes stratégies de communication ou stratégies média ont toujours été parfaites et justes ? J’aurais vraiment envie de vous dire que oui mais bien entendu personne ne me croirait puisque ce n’est pas le cas.

Je passe de plus en plus de temps à essayer de transmettre un savoir à d’autres personnes. 

Ce sont des étudiants plus ou moins intéressés par les « matières » que je dois enseigner, à des professionnels de la branche que j’accompagne lors de leur processus de réflexion stratégique ou dans le cadre d’approfondissement des connaissances. Il n’y a pas de secret, ce que je peux partager c’est ce que j’ai personnellement vécu. 

Aucune valeur ajoutée de répéter ce que tout un chacun peut lire dans un livre. Et cette expérience, il n’y a à ma connaissance que le temps qui peut l’apporter.

Alors certes, il est utile et bon d’expliquer à la jeunesse, ce qu’il faudrait ou ne faudrait pas faire. Mais tant qu’ils n’auront pas fait les choses pas eux-mêmes, que peuvent-ils vraiment tirer comme « learnings » ?! 

Je ne fais pas des analyses stratégiques amenant sur des recommandations juste parce que j’ai appris à les faire mais bel et bien parce que j’ai expérimenté. Et un travail de qualité demande du temps. Dans sa réflexion, dans sa réalisation et dans sa mise en application.

C’est à nous aussi de rappeler aux clients que nous avons et aussi aux clients que nous sommes, que le travail de qualité nécessite une implication et que cette implication nécessite du temps. 

Soyez pressés si vous le voulez ou si vous le devez vraiment mais choisissez quand et pour quelle occasion. S’offrir le temps de réfléchir, de se poser pour être efficace, n’est-ce pas là, la vraie valeur ajoutée de ce que l’on peut proposer ?!

Finalement le temps est une chose bien relative. L’important étant de l’utiliser à bon escient pour ce qui compte vraiment.  

Alors que cette course folle de fin d’année vous mène vers des réflexions que je vous souhaite applicables aujourd’hui tout comme dans plusieurs années.

« Ô temps suspend ton vol, et vous, heures propices ! » 

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