Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

Mozilla, pour un web sans monopole

Pendant une semaine, dix étudiants romands sont partis à la découverte de la Silicon Valley. Sélectionnés par la Banque Cantonale Vaudoise (BCV), ces startupers en herbe multiplient les rencontres, visites, ateliers, conférences, discussions et pitchs avec des entrepreneurs de la «Valley».

Au Sud de San Francisco, c'est le royaume des géants. Apple, Google, HP, Salesforce, Facebook,... C'est aussi le royaume des milliers de startups qui poussent, grandissent ou meurent à très grande vitesse. Mais chez ces champions du nouveau capitalisme connecté, la tentation du monopole surgit régulièrement. Ainsi, à l'aube des années 2000, Internet Explorer était pratiquement le seul browser («navigateur») présent sur les ordinateurs personnels PC à travers le monde.

Firefox a ouvert la brèche

Inconcevable pour les anciens de Netscape, une des sociétés phare de l'internet des années 1990. Pour eux, laisser un seul acteur, Microsoft, régner sur le marché et être en mesure d'imposer ses choix était tout juste impossible. Certes, Apple avait son propre programme, mais il ne pouvait être utilisé que par les clients de la marque à la pomme.

Quinze ans plus tard, Internet Explorer ne domine plus le marché. Certes, Google Chrome est désormais en tête des browsers les plus utilisés. Mais c'est à Firefox, le navigateur mis au point par Mozilla, que le web doit ce retour de la concurrence.

Volonté d'empêcher un monopole, mais aussi souci de se différencier des autres sociétés de la Silicon Valley: Mozilla fonctionne sur le principe d'une fondation. Ses dirigeants sont davantage à rapprocher des activistes des années 60 et 70 en Californie que des startupers aux dents parfois longues qui arrivent par dizaines de milliers à San Francisco.

Une fondation au milieu des startups et géants du web

Au fil des années, d'autres programmes sont nés dans les locaux de Mozilla. Mais même au beau milieu des géants du web et de leurs ambitions parfois démesurées, la Fondation Mozilla n'a jamais renoncé à sa philosophie.

C'est cette philosophie qui a séduit Estelle Geneux. Cette étudiante de HEC Lausanne qui travaille sur un bureau conciliant travail et pratique sportive a été impressionnée par le discours des dirigeants de la fondation et par le recul que ceux-ci arrivent à prendre vis-à-vis du phénomène web depuis bientôt deux décennies.

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